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L’un des aspects les plus douloureux de la dépersonnalisation est sans doute la perte quasi totale des émotions, des affects. Cette perte des émotions a aussi radicalement altéré mon rapport aux autres. J’ai l’impression d’avoir perdu ce que j’appellerai le fluide social. C’est un ressenti, primaire et non réfléchi, qui fait qu’on se sent bien avec ses amis, qu’on éprouve de la joie en retrouvant des membres de sa famille, les gens qu’on aime.

Moi, tout ça m’a quitté. L’impression d’étrangeté c’est posée sur les autres de la même manière elle a envahi l’ensemble du monde matériel, comme un voile. Je continue d’apprécier les personnes que j’aimais avant, parce j’apprécie leur caractère, leurs valeurs, leur façon d’être : Seulement tout est désormais comme un lien froid, une considération plus intellectuelle qu’un réel ressenti : Je sais que j’aime ces gens ou que ces gens m’aiment, mais je ne le ressens plus comme tel.

Je fais également un transfer de mes propres troubles de personnalité sur les autres : De la même manière que je m’étonne de mon propre fonctionnement mental, de mon existence et de la continuité de mon être, je ne parviens plus réellement à identifier une identité cohérente chez l’autre. J’y vois désormais plus un ensemble de réactions conditionnées, un automatisme prévisible, que l’expression d’une véritable âme sous jacente.

C’est comme si les autres avaient perdu leur humanité. Ils ont perdu leur libre arbitre comme j’ai perdu le mien. Je les vois désormais plus comme des machines de précision, des sortes de robots perfectionnés, embarquant un cerveau répondant de manière automatique aux stimuli qu’on lui soumet. Les qualités et les défauts qui les définissent ne leur appartiennent pas réellement au fond : Ils ont été conditionné (par leur caractéritiques génétiques, leur éducation, leur parcours, …) à être ce qu’ils sont. Rien n’aurait pu se passer autrement. Tout est déterministe. Et quand bien même une part de hasard (quantique ou autre) viendrait se glisser dans les lois de la nature pour y apporter une touche d’imprévu, les individus n’en seraient pas plus acteurs de leur propre fonctionnement.

Comment aimer une personne dans ces conditions ? Puisque ce que ce j’aimerai chez elle est à la fois impermanent et ne lui appartient pas réellement.

Je m’étais déjà fait cette réflexion autrefois à propos du physique des gens : Il est étrange d’aimer une personne pour son physique puisqu’elle n’en est pas responsable. Tu est belle : Oui mais tu n’y est pour rien. Une personne n’a que très peu de contrôle sur son physique, donc n’en est pas responsable. Dès lors je dissocie cette caractéristique de sa réelle personnalité : Son corps et son esprit n’appartinnent plus réellement à la même entité. Comment considérer comme un tout le contenant et son contenu ?

Aujourd’hui je pousse ce raisonnement plus loin, à l’extrème : Une personne n’est pas responsable de ses propres pensées, de son propre fonctionnement mental. C’est juste un système complexe, qui a été doté (cadeau miraculeux ou mauvaise plaisanterie ?) de la conscience de sa propre existence, sans pour autant bénéficier d’une réelle liberté de choix. Donc, je retire de cette personne ce qui ne lui appartient pas et il reste : Rien. Pas même ce noyau que l’on appelle l’âme. Tout juste un petit tas de souffrance enfermé dans un corps et un esprit qu’on lui a infligé.

Ainsi, quand ma dissociation est au plus fort, l’étrangeté à son paroxisme, je peux soudain avoir l’impression que mon interlocuteur est un simple objet pensant, sans réelle essence, Et il me semble alors ridicule et athypique ce pantin de carton qui s’agite en face de moi : Comment il fonctionne ? A quoi il pense ? Qu’a t’il l’impression d’être ? Quelle force étrange le maintient debout ?

11 commentaires pour “Les gens en carton”

Lecture d’un auteur que je te suggere ” KRISHNAMURTI” .

J’ai une question… Peut-etre pourrais-tu me répondre. J’étais en cour d’atelier (jsuis en BEP), je parlais avec un pote, et d’un coup, j’ai eu l’impression de ne plus etre moi… Je ne l’entendais plus, c’était le silence… Je ne comprends pas, d’ailleur, je ne comprends plus grand chose!

Ca m’arrive frequemment , et ca me fait relativement peur… J’ai beaucoup de mal a expliquer ce sentiments -cette impression- qui me passe par la tete dans ces moments là… J’ai envis de fuir, de partir, c’est vraiment étrange, comme si mon esprit, me disait de faire une chose que je ne puis comprendre…

Depuis quelques temps, ca s’empire… On ma dit que c’était du au stress, ou a un début de déprime. Je ne sais pas quoi penser, j’essaie d’ailleur de ne plus penser, parce que ca risquerais de me rendre plus dingue que je ne suis déjà (lol).

“Ainsi, quand ma dissociation est au plus fort, l’étrangeté à son paroxisme, je peux soudain avoir l’impression que mon interlocuteur est un simple objet pensant, sans réelle essence, Et il me semble alors ridicule et athypique ce pantin de carton qui s’agite en face de moi : Comment il fonctionne ? A quoi il pense ? Qu’a t’il l’impression d’être ? Quelle force étrange le maintient debout ?”

Et je crois que ce que tu dis a la fin, c’est ce que je penses… C’est vraiment affolant!!!

La nature nous à dotter de sens, c’est pour les utiliser.

Se détacher de la douleur, de l’amour, de démonstration physique d’affection est une étape par lequel arrive assez rapidement l’autonome, le fier ou l’intellectuel. Ce n’est pas une bonne idée.

En effet, les sens (TOUS) consitituent plus qu’une capacité mais bien un besoin. Il faut accepter d’avoir des besoins; qd bien même on considèrerait cela comme entrave a sa liberté, son jugement ou pire comme source de souffrance ou problème.
S’en priver s’est se mutiler d’une partie de sois même pour ne garder que l’esprit.
Comment digérer sans estomac ?
Comment vivre sans sensation ?
Pourquoi se soucier de ce dont la personne est reponsable ou pas ? Interessons nous plutot à ce qu’elle peut nous apporter et inversément. Si la beauté stimule la libido, la libido l’humeur, l’humeur l’instabilité, l’instabilité le mouvement, le mouvement la vie; ou est le problème ? Au contraire, j’y vois plutot une cure aux malaises existenciels.

Un jour dans ta vie tu décides de te détacher par rapport à la bassèsse matérielle des choses, par rapport aux émotions extrêmes issues de réactions physiologiques tout autant platement concrètes, par rapport à tous ses non-sens du quotidiens sous prétexte que l’incohérence et la stupidité sont admis (et même adulé) de partout. Tu prend du recul, encore et tjs plus, et tu comprends, tu entrevois, lumière , questions, réponses parfois, parfois pas. Mais comme ne pas avoir de réponse en est une en sois on fini tjs par s’en sortir.
La créativité n’est plus, l’originalité on en parle même pas… mais alors le mérite; est il chose plus absurde que le mérite du particulier en ce bas monde ?
Prendre du recul, ca amène tant de question mais surtout de réponses… c’en est presque grisant, dans un premier temps.

Bien vite pourtant l’absurdité de tout et rien apparait. Il n’est ni but, ni absurdité, ni utilité; juste une infinité de rouages imbriqués qui tentent désespéremment de se faire tourner les uns les autres pour que surtout la vie continue (ca c’est la raison cachée qu’on oublie souvent).

Et bien…chouette, tu auras grandi et cette aventure, quoique déprimante aura été fort édifiante pr l’Esprit. Mais maintenant le voila tout malade. Il n’as pas pris conscience de son existence mais plutot de son inexistence. C’est la à nouveau, qu’est l’erreure. Ni l’esprit , ni le corps ne sont des entités à part entière. Tu ne peux pas dénigrer l’un pour l’autre.

Les humain ne sont ni des machineries biologique simple ni des esprit confiné dans des amas charnels. C’est un subtil mélange des deux. Selon l’individu, certaines facettes de sa personalités seront plus ou moins mécaniques (physiologique) et prévisibles et d’autre amèneront plus de créativité. Selon la personne, la voie de la joie se portera plus vers le confort d’une vie méthodique (pr ne pas dire monotone) ou au contraire plus vers l’infini des possibilités.

Car oui, l’homme est une machine complexe capable de création. Et si l’individu en tant que tel reste entaché d’un coté machine déterministe évident; l’humanité, elle, crée son devenir.
La complexité des réseaux de neurones alliés aux réseaux d’interactions entre les pensées (et penseur) et assaisonné d’un minimum d’incertitude probabiliste conduisent réellement à un potentiel de création quasi infini (on a même créé des dieux…c’est pr dire…okok j’v me cacher ^.^)

Bref le pantin qui te parle sera p ê fort prévisible et peu capable d’originalité. Et toi de même. Demande toi alors qui t’apporterais qqch d’inconnu susceptible de t’interesser. Et trouve. Et apporte au moins autant.

D’après Oscar Wilde, l’esprit guérit les sens et les sens guérit l’esprit. J’y crois, mais je crois aussi que souvent l’esprit est trop fier pour l’avouer et qu’un jour… les sensations disparaissent (en ce qui me concerne en tt cas). Ne reste plus qu’alors a faire machine arrière… non plus se détacher, mais s’attacher. Quêter souffrance, plaisir, sensations et émotions extrêmes dénuées de toutes réflexion et question; et enfin, s’oublier…
Je suis assez convaincu par ma théorie (ben tien!) mais ce ne sont évidemment que des mots. J’y travaille depuis 2 ans et n’ai tjs pas réussi… mes émotions ne sont trop souvent que des leurres et mes désirs des rêves. Je suis tjs vide et ma vie n’est pas plus colorées de sens (sensations donc, jeux de mots qd tu ns tiens…on s’amuse comme on peut) qu’avant.

Par contre, a force de tentative de reprise avec la réalité, on retombe sur un vieux bouquin poussiéreux trop vite oublié:

l’Espoir.

Merci Magic pour ces mots

(-: Merci Wakin-Life pour ce site :-)

C’est très interessant.

Il semble que vous ne sachiez pas si vous devez vous réjouir ou vous alarmer des transformations que vous décrivez.
Quand vous penchez pour l’inquiétude, c’est parce que vous jugez la situation actuelle à l’aune de critères déjà dépassés. Et peut-être aussi parce que vous vous interrogez sur l’avenir.
En tout cas, nombre de raisons que vous évoquez pour remettre si peu que ce soit en cause votre expérience ne me paraissent pas du tout, à moi, si justifiés.
Je laisse mon adresse puisque nous avons des références communes

http://dualite.over-blog.org

petit message de soutien d’une personne (?) en carton :
je le redis…fuyez la fatalité, gardez la reflexion sans la pression..que faites vous pour essayer de vous sortir de cette non-existence? Je peux vous donner si vous le désirez des adresses pour combattre ce mal profond. bon courage.

” Je les vois désormais plus comme des machines de précision, des sortes de robots perfectionnés, embarquant un cerveau répondant de manière automatique aux stimuli qu’on lui soumet. Les qualités et les défauts qui les définissent ne leur appartiennent pas réellement au fond : Ils ont été conditionné (par leur caractéritiques génétiques, leur éducation, leur parcours, …) à être ce qu’ils sont ”

Mais c’est la réalité. Une réalité.

Ton blog est génial, tu décris avec intélligence ,réfléxion et recul ton mal et peut ainsi aider les autres à mieux comprendre ce qu’est le phénomène (je n’aime pas dire symptôme car pour moi ce n’est pas une maladie, c’est plutôt un harassement de l’être…) incompréhensible de dépersonnalisation.

Ton ressenti et tes écrits me touchent sincérement, quoi qu’il en soit; tu ne peut-être que quelqu’un de bien.

Sois confiant, je suis également dans le même cas que toi mis à part que moi je n’ai que 17 ans… chaque jour quand je me réveille, tout ces rituels mentaux recommencent.

Un ami.

juste un petit comlmentaire pour te dire que j’apprécoe ton blog.

Le voyage du touriste clandestin :

Clandestin ou importun, à vous d’en décider…

Depuis un temps je me laisse aller, guider et porter par les autres, je n’échapperai pas à la fatalité du fardeau, si je ne me débarrasse pas, mes semblables s’en chargeront.
S’éteindre, s’éteindre peu à peu sur les épaules du monde, est-ce cela à quoi je suis condamné ?
J’ai tenté de comprendre, maintenant j’ai basculé… de l’autre côté, désensibilisé par l’analyse, comment pourrais-je encore m’accorder sur les notes d’une vie sans harmonie ?
Ces questions sont mes assaillantes comme des cris intérieurs impossibles à rendre inaudibles.
Je perds courage car tout s’éloigne, plus rien que je ne puisse atteindre sans trébucher sur les décombres de ma conscience.
Quand on s’en va toujours plus loin, quand tout, d’un coup, paraît si lointain, on se demande comment revenir en arrière… Mais derrière il n’y a plus dés que devant n’est plus.
Où est la liberté d’un être qui ne peut plus avancer, bloqué, sclérosé, à qui les membres n’obéissent plus.
Tout coule, découle et recoule, ne suis-je donc rien de plus qu’un moule traversé par la lumière ?
Pionnier décousu brassant l’infini des possibilités, je suis comme désarticulé quand le constat devient trop pesant…
La logique joue des pieds et des mains, les pieds sur terre, je décolle et tout ce qui avait du sens n’a plus de direction, le crâne fracturé, je me fais les pieds… Sanguinolentes sont les saccades de l’éloignement.

Peur de se laisser aller, on bouge par secousses, sans grâce… Ma danse s’arrête mais la musique continue, le ballet s’évertue…

Avec cette angoisse dévorante, écrasante comment est-il encore possible de profiter, la vie perd sa consistance, son importance et l’exaltation évolue en inaction.

Désabusé, décontenancé, déstabilisé, les avancées sont maladroites…

L’angoisse à petits feux : je lui échappe, les chemins que j’emprunte ne mènent nulle part, ces voies de sorties subtilement me fourvoient.
Il n’y a pas d’exutoire, voici ma certitude non illusoire.

A moins que je n’use de cette liberté, seule souveraine sur le monde des limites…

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