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Je suis malheureux.
C’est un choix, une posture.
Une simple question d’orgueil.

Par cette attitude, je signifie au monde mon désaccord.
L’existence est intolérable, je veux qu’elle le sache.
Je boude.

Évidement, je pourrais faire comme tout le monde : faire semblant, donner le change, prendre les choses à la légère et être heureux.
Non, je refuse.
La vie ne mérite pas mon bonheur.
Je ne lui montrerais pas la moindre marque de gratitude.
Question d’intégrité.

Dites donc la bas, au fond : Vous croyez que je ne vous ai pas vu ?
Avec votre sourire béat. Vous faites donc partie de la masse ?
Vous aussi vous participez à l’agitation ambiante ?
Vous cautionnez tout ça ?
N’avez vous donc aucune dignité ?

Non n’insistez pas, je reste de mon coté.
Vous ne pouvez pas comprendre.
Vous êtes tous tellement normaux.

Laissez moi, sombres cons.

9 commentaires pour “Le malheur est un choix”

Hello.
Alors comme cela, tu es malheureux par choix ? T’es marrant.
Tu ne m’en veux pas de te tutoyer, n’est-ce pas ?
Non, tu ne m’en voudras pas…
Pourtant je fais partie de ce monde à qui tu signifies ton désaccord.
Alors tu m’en veux déjà un peu quand même, quoi qu’il advienne…

Tu veux que l’existence sache qu’elle est intolérable ? Crois-tu que l’existence lise ton post ?
Tu dis que tout le monde fait semblant.
Et toi qui as conçu ce blog en prenant soin de protéger ton identité. Dans quel but ? Quand tu es en groupe, as-tu le même discours ou… fais-tu semblant ? Ton entourage te voit-il comme un être malheureux ou ne se doute-t-il pas de ton état ?

La vie ne mérite pas ton bonheur ? Tu ne lui montreras pas le moindre marque de gratitude ? Crois-tu que personnifier la vie va donner un sens à la phrase ? La seule chose concrète à faire, n’est-ce pas de se suicider ? Là au moins, on signifie concrètement son désaccord au monde. Et peut être même qu’avec de la chance, tu passeras aux infos de 20h.
Et si la solution à soi était SOI ? Celui qui se suicide, n’est-il pas celui qui se rapproche le plus de la solution ? Il attaque le problème en se tournant vers lui. Sauf qu’il (se) saborde.

Mais moi, si tu disparais, si l’humain disparaît, que deviens-je ? Car sans vous, ma vie n’a pas lieu d’être. Donc en existant, ta vie a déjà un sens que toi et beaucoup ignorent. Mais moi j’ai conscience de ton existence car elle permet à la mienne d’avoir un sens aussi indirecte soit-il.
En fin de compte, la seule chose qui vaille la peine de penser, d’agir, sur cette planète, n’est-ce pas l’humain?
Quoi d’autre ? Les animaux ? La nature ? Mais n’est pas parce qu’ils sont nécessaires à la survie de l’humain qu’il faut les protéger et non pour eux-mêmes ? Après tout, qu’en avons-nous à foute que la nature perdure si la race humaine disparaît ? Si TU disparais ? Pour qui ? Pour quoi ?
S’il y a un sens à donner au bonheur (sans pour autant en donner un à la vie), cela en est, peut être, une prémisse.
Non, ceci n’est pas un appel à l’amour. C’est une remarque.
Qu’y a-t-il d’autre, à par l’humain, qui vaille la peine qu’on se lève le matin ?

Avant, lorsque l’homme avait peur du savoir, il utilisait un mot magique : “HERESIE”.
Devant un phénomène inconnu, il supprimait le phénomène pour ne pas avoir à le résoudre, lui évitant, ainsi, d’affronter ses peurs et ses convictions toutes acquises.
Tu as raison, la condition humaine est insupportable. Mais à l’époque, croire que la terre était ronde ou que la femme ou les noirs serraient l’égal de l’homme blanc étaient insupportables aussi, des hérésies qui ne se réaliseraient jamais.

En réalité, on se déteste parce qu’on n’arrive pas à être heureux, on ne comprend pas pourquoi et surtout, on sait qu’au fond c’est de NOTRE faute. Enfin bref, la frustration à son apogée. Face à cette impuissance, il nous reste plus qu’une chose : le dire, et le dire encore, nous enfoncant dans ce marécage boueux. Mais la seule hérésie, la seule absurdité qui persiste en nous et pour chacun de nous, c’est NOUS. Le reste, on s’en branle en fin de compte. Pourquoi un chat miaule, pourquoi les feuilles sont vertes ? Ces questions ne nécessitent pas de réponses pour permettre mon bonheur. Non, rien à l’extérieur n’a d’incidence sur notre bonheur. Tout se passe à l’intérieur de nous et ce TOUT nous est totalement inconnu.

Une chose nous échappe : un jour on saura le sens de la vie. Que ce soit par le néant, par un dieu, par un @#!$%^&*

En attendant, j’ignore ce qu’est le bonheur mais je sais une chose, c’est que j’y ai droit, je le mérite comme tout le monde. Et cette pensée, cette sensation d’ENVIE est en moi comme une rage. Et si cette envie existe puisque je la désire, alors son assouvissement existe. Donc ce bonheur, même s’il me semble inconnu et abstrait au possible, existe quelque part pour moi et cela suffit à ne pas éteindre l’humain que je suis quelque soit l’état de mon être à certains moments. Et même s’il devait ne pas exister, ce n’est pas grave car je vais tout de même passer ma vie à le “TRAQUER”.

Ah oui, c’est vrai, tu souffres de dépersonnalisation alors tu as trouvé un moyen de personnaliser au moins ta maladie en lui fourrant un nom tapageur qui te permets de te procurer une identité au moins de ce coté. Pardonne ma rudesse mais : Du flan tout ça avec un zeste de complaisance. Tu as trouvé un moyen d’exister à travers cette ” maladie”. Difficile de t’enlever cela. Impossible de te le repocher.
Mais tu n’as pas besoin de nommer la souffrance pour la vivre. C’est comme donner un nom à sa voiture ou à sa queue.

Tu crois avoir le choix de rester de ton coté mais tu es avec nous, tu n’y échapperas pas. Il n’y a qu’une pièce et quatre murs. Et dans ces quatre murs, il y a 6 milliards d’humains et chacun se croit de sont coté.

Es-tu seul ? Je veux dire au fond de toi.
As-tu déjà croisé des personnes avec qui tu as eu ENVIE, BESOIN d’être ?
Ou n’es-tu qu’avec toi ? Par dépit ? Par choix ?

Salut,

Merci pour ton commentaire.
Tu sais il y a quelques chose de très brut dans ce que j’ai écris. Je sais et je suis d’accord avec la plupart de ta réponse.

Ce post était juste un moyen de poser sur le papier ce fonctionnement involontaire pour le décrypter. J’ai identifié il y a peu cette question “d’orgueil” dans mon mal être. J’ai fait une sorte de dialogue avec mon coté obscur. Une manière d’incarner ce fonctionnement, de l’exacerber pour mieux le combattre.

C’est quelque chose que j’ai décrypté en moi. Je déteste ce fonctionnement, tout comme je déteste les gens blasés, orgueilleux, imbus de leur personne, cyniques à outrance.

Je sais ou se trouve le bon côté. Ou est la vie, ce qui est sain, ce qui vaut la peine. Mon héros absolu est mon grand oncle, un homme simple et profondément humain. Débordant de vie à 83 ans.

Je veux être comme ça. Je pense être comme ça à l’extérieur. Je suis beaucoup plus sec en dedans.
De plus en plus aigri et en colère.
Je déteste ça. J’en souffre.

Je sais que ce post est provoquant. C’est le but. Je me provoque. Je caricature ces mécanismes pour mieux les combattre. Et j’ai écris ça dans un moment d’abattement.

Mais merci pour ton commentaire. Il apporte certaines réponses. Paradoxalement, il me remonte un peu le moral.

Bien bien bien…
Hier, j’ai regardé Waking Life, le film… C’était génial… un chef d’oeuvre… tu dis dans un autre article que tu aimes la musique, je te suis, et j’aime autant le cinéma, le bon, celui qui véhicule des choses autres que des simples images…
Ce matin j’avais décidé de voir quelques critiques du film et puis je suis tombé ici en premier… ça m’a accroché et je suis resté… je crois que je vais y passer un long moment… et les commentaires sont tout aussi interessants (sur cet article par exemple) !

Le vrai commentaire par rapport à ce que je viens de lire…

Je comprends… ou tu veux en venir… l’exubérance etc… je fais pareil, donc ton texte ne me choque pas, je m’y retrouve…

Humans Shape soulève un problème qui me concerne, à propos de l’unité des identités, en gros, est-ce que tu es comme ça dans la vie de tous les jours ? Est-ce que tes amis le savent ? …

En somme l’intégrité face à l’intégration ! Besoin de se restreindre de se mesurer… mais peut-être c’est une illusion… peut-être qu’il ne faut pas s’adapter au risque de ne jamais trouver le bonheur idéal… j’veux dire… peut-être la clé c’est d’être en accord avec soi-même, de ne pas jouer le caméléon qui n’est jamais vraiment lui à se fondre dans chaque paysage, mais chosir sa couleur et de chercher le paysage correspondant…

Enfin… je suppose qu’on y reviendra… j’ai d’abord envie d’en lire davantage ^^…

Bonjour

Ne me remercie pas pour mon commentaire. Nous nous lisons. Pour l’instant, rien n’est donné, tout peut être repris. C’est un échange. C’est ce que l’on peut attendre de mieux de l’humain à notre époque, non ? Voila ce que ressent l’homme des temps modernes face à un autre homme. Nous y trouvons chacun notre compte.
Ce qui apporte une signification à mon commentaire, ce sont sa ou ses conséquences. Il t’a apporté certaines réponses comme tu apportes certaines réponses à d’autres en écrivant. Donc jusque-là, nous sommes toujours dans l’échange.
Mais la donne change à partir du moment où tu dis qu’il t’a remonté un peu le moral ne serait-ce que quelques secondes, quelques minutes avec de la chance. A partir de cet instant, il ne s’agit plus d’un prêté pour un rendu. A partir de cet instant, tu m’offres la conséquence dont j’ai besoin pour être heureux. Donc TU me donnes quelque chose que je n’ai pas à craindre de me voir être repris car personne ne pourra m’enlever ces quelques instants de bien-être que MES mots T’ont procurés. Cette conséquence me permet d’exister.

En le lisant, j’avais cru comprendre qu’il s’agissait d’un blog décrivant la pathologie de ton état afin de mettre en place un contact avec ceux qui souffrent de la même chose. Mais cela a vite tourné au journal intime ou plutôt à la dépose d’humeurs, d’idées, de pensées.
Ne t’es-tu pas décentré de ton but premier ?
La preuve en est que je ne me sens pas concerné par cette baisse de régime des ressentis et pourtant j’ai eu envie de mettre un commentaire.

Tu dis que ce post était juste un moyen de poser sur le papier ce fonctionnement involontaire pour le décrypter. Mais ça n’est pas juste cela. Tu as également besoin qu’il soit lu. Sinon tu l’aurais écrit sur un papier, chez toi sans le déposer sur ce blog, n’est-ce pas ? Après tout, c’est intime à toi ce que tu dis dans ce post ! Au fond, tu veux que les autres assistent à l’interrogatoire que tu fais à ton coté obscur.
Pourquoi as-tu besoin qu’on te lise ?
N’est ce pas parce que tu as besoin des autres ? Parce que tout comme moi, sans les autres, tu n’as aucun moyen d’exister ?
Une identité n’existe que par comparaison, par différenciation. Si tu étais le seul humain, tu n’aurais plus besoin d’identité. Tu serais à toi tout seul le représentant d’une race et cela te suffirait.
Mais si tu étais le seul humain sur terre, la vie te serait, peut-être moins absurde car tu n’aurais plus de problème d’identité, mais bien plus insoutenable qu’elle ne l’est en leur présence (des autres humains).

Je n’en sais pas plus, hélas. Pas autant que toi à priori puisque tu prétends savoir où se trouve le bon coté, où est la vie, ce qui est sain, ce qui vaut la peine. Tu sais et pourtant tu t’en éloignes en devenant aigri et sec. Alors, quelque part, que peux-tu bien en avoir à foutre de savoir ? On sait tous que la simplicité est le meilleur des mondes mais ce mot ne nous est pas tangible à notre époque. On croit le comprendre quand on s’allonge sur une serviette au milieu d’un pré mais ce qui est simple c’est tout ce qu’il y a autour de nous à cet instant. L’herbe, le ciel, le vent. Mais il y a une tache dans ce décor : NOUS car nous sommes la seule chose qui ne soit pas simple dans cette image.

Tu parles de ton grand oncle. Ne crois-tu pas que cette personne est ce qu’il est, car il a eu la chance d’être d’une autre époque (qui me semble bien plus saine) ? Cette époque où la technologie naissait et n’était pas encore nocive et lobotomisante. Où la simplicité avait une place qui a disparu aujourd’hui.
J’ai peur que cet homme, lorsqu’il disparaîtra, emportera quelque chose d’inespérément unique avec lui. Tu en es la preuve vivante puisque tu as conscience de cette simplicité, tu admires cette simplicité, tu es en contact avec et pourtant… tu ne peux la mettre en pratique sur toi afin qu’elle consume ton mal-être.

Tu dis que tu es comme ça à l’extérieur et qu’à l’intérieur la colère prend du galon. La colère c’est humain. La colère, c’est bon parfois. Ce n’est que l’utilisation qu’on en fait qui peut-être mauvaise. Si tu n’étais pas en colère, tu n’aurais pas écrit, je ne t’aurais donc pas écrit non plus. Je n’aurais donc pas eu la chance de te remonter le moral quelques secondes grâce à mon commentaire précèdent, selon tes dires, ce qui ne m’aurait pas apporté cette impression d’avoir, comme c’est rarement le cas, été UTILE. Alors excuse-moi si notre avis diverge sur ta colère mais moi je la remercie d’exister. Sans elle, je n’aurais pas cette bonne impression d’exister.

Tu te dis sec en dedans ? Ça, ça fait parti de ta pathologie illusoire, c’est-à-dire de la seule façon d’avoir une identité, donc une différence. De la même manière que tu nommes dépersonnalisation ce mal-être que connaît notre génération : “Qui suis-je et pourquoi suis-je moi”. La seule différence, c’est qu’avant les hommes se posaient cette question quelques fois dans leur vie alors qu’aujourd’hui on se la pose tous les jours.

Mais as-tu seulement oublié ce que “sec” veut signifier ? Dans ce cas, je te prie d’aller dans ta cuisine, de prendre une éponge dépourvue d’eau et de la presser. Rien n’en sort n’est ce pas ? Or, si je ne m’abuse, c’est bien toi qui as écrit ce blog ? Ces mots, ils ont bien dégoulinés de toi ? Ces ressentis que tu prétends être taris, tu te fous de qui en disant cela à part de toi-même ? Ta colère, c’est un ressenti, non ? Elle est là et bien là ? Elle n’est pas tarie ni faible car elle te pousse à écrire. Et derrière tous les écrits, il y a des hurlements. Ce n’est pas que tu ressentes rien, c’est que tu as décidé de mettre tes ressentis en grève pour exprimer ton mécontentement au monde absurde. Un peu comme ces gens qui s’assoient à même le sol dans la rue et bloquent le passage pour exprimer leurs opinions. Peut-être est-ce la colère qui peut servir de brèche pour relancer les autres ressentis que tu crois avoir perdus. Mais ne définis pas ta manifestation comme une pathologie. Car si la dépersonnalisation existe, elle n’entraîne pas une baisse des ressentis comme des médicaments entraîneraient une baisse de la libido, simplement parce que cela n’a… RIEN A VOIR.
Tu fais ce qui te sembles possible à ton échelle pour te faire entendre : tu boudes. Malheureusement, ça ne mène nul part. Seul toi en souffres directement et le reste du monde continu à souffrir de toute façon de ses maux. Nous sommes inutiles tant que nous faisons cela.
Intègre bien que je ne cherche pas à assouvir un besoin de donner des leçons. Ce que je dis est valable pour n’importe qui et moi le premier. Mais ne crois pas que je me parle à moi inconsciemment en m’adressant à toi. C’est bien à toi que je parle. Un jour, j’ai l’espoir de tomber sur ton blog et de lire ce qu’on a tous besoin d’entendre. Quelque chose de piquant, de “boostant”. Tiens, ce serait une bonne idée de faire un cluster de blogs existentiels LOL.

Alors je te prierais, pour en revenir au mot “sec”, de faire un effort afin de rester cohérent tout au long de tes écrits. D’autres te lisent. Tu as donc une responsabilité envers eux. Alors si tu veux aller jusqu’au bout de ta conviction, efface tout ton blog et tu ne mets qu’une phrase : “Je suis sec en dedans”. Mais il n’y a qu’un moyen de le faire sincèrement, c’est d’être vraiment sec. Ainsi, je doute que tu le fasses.

D’ailleurs, tu n’as toujours pas répondu à ma question à la fin de mon commentaire précédent. Cela est sans doute volontaire. Je la repose tout de même bien que la bienséance me suggère le contraire.
Peut-être ne souhaites-tu pas poursuivre. Peut-être que tu n’attends pas de ce blog autre chose que de simples commentaires. Peut-être que je t’embête ?
Dans ce cas, exprime-le sans gène car je ne suis pas en mesure de le prendre mal.

Tu dis que tu as écris ça dans un moment d’abattement.
Quand je lis ton blog, je vois des humeurs, des idées, des incompréhensions. Mais à quel moment t’emploies tu as redonner un regain d’espoir ? Aussi, faut-il en avoir soi-même…
Tu mentionnes furtivement ton grand oncle en une phrase de quelques mots. Ne crois-tu pas qu’il serait utile, peut-être pas de décrire, mais d’analyser cette personne qui a 83 ans, qui va bientôt mourir et qui pourtant est pleine de vie à une époque où la mort est une notion insoutenable à accepter. Qu’est-ce qui a changé en moins d’un siècle dans le crâne des gens ?

Que fais tu d’utile dans ton blog alors qu’une personne comme ton grand oncle est sans doute une des pistes, des clefs à une solution qui échappe à une génération entière ?
Tu l’as sous les yeux, disponible, un humain heureux, dans ton entourage, encore vivant. Et tu n’as pas exploité cette voie ? D’abord pour toi ? Ensuite pour le faire partager !

Ton identité ne s’éveillera que grâce aux autres et non à travers ta soi-disant pathologie que tu partages avec beaucoup plus de gens que tu ne le crois et pas seulement avec ceux qui sont passés sur ton blog. En fin de compte, c’est la dépersonnalisation, elle-même, qui te dépersonnalise. En la nommant, et en la brandissant, tu perds petit à petit ton identité et te fourres toi-même dans un groupe informe qui existait déjà avant depuis belle lurette.
Perte d’identité à forte de vouloir être différents.
A force de s’acheter des fringues uniques pour se différencier des autres, on fini par tous se ressembler. Tu fais pareil mais avec cette “maladie” imaginaire, mais réelle, mais imaginaire, mais réelle, mais………etc…

Voila, tu es significatif de ta génération que tu le veuilles ou non. Cette génération à laquelle tu tentes d’échapper. Mais je suis là, tu vois, je fais partie de cette génération et je t’ai trouvé. D’autres te trouverons. Et tu devras faire avec eux, car sans eux, sans ces “sombres cons” que tu nommes si bien et que nous sommes tous, tu n’es rien et surtout… PERSONNE.
Car si personne ne te lis, tu ne “RESSENTIRas” pas ce besoin de publier ce que tu écris. Ce qui te fait plaisir, c’est de recevoir par surprise temps en temps des commentaires. C’est grâce aux “sombres cons” que tu as ce plaisir. Sans nous, que reste-t-il de toi ? (et vice versa)

Plus je lis tes articles et la correspondance de tes lecteurs dans les commentaires, plus ce blog m’intéresse, moi aussi j’essaie à ma manière de combattre cet orgueil abstru chaque jour; par moment moi aussi je me relâche et laisse ma vie filer et puis des fois j’explose et veut me jeter par la fenêtre. Je ne sais plus très bien comment réfléchir, pourquoi tous ces gens fonctionnent-t’il aussi bizarrement pour moi…

Mais une chose est sur, je suis bien vivant et je pense que malgré tout je suis le seul à pouvoir changer mon avenir, c’est bien moi au fond qui possède les clés de cette cellule mentale…

Seulement tout ça me parait si compliqué, si dur…

Humeur maussade avide de souffle éternelle
ne supporte brimades et compte conquérir le ciel

Humeur nouvelle pense à rester fidèle
Regardant devant mais doutant tout de même

Humeur ambiante s’esclaffant toujours
Figé dans le dégoût vaut-elle le détour ?

Humeur freudienne et lassitude exacerbée
Revendiquant avec peine un corps mitigé

Humeur lasse ne serait que rivaliser
Le temps passe, je vois ma vie défiler

j’aime beaucoup ce texte. Moi j’ai l’impression que je n’accepte pas d’être qui je suis. Que je n’accepte pas en fait d’être une seule personne parce que je trouve cela réducteur. Comme si le corps dans lequel je me trouve n’est qu’une entrave à ma vie. Je sais que c’est faux. Mais avec un tel “raisonnement” j’ai tendance à ne pas vivre : puisque je ne peux être qu’une personne alors je ne serai personne (c’est comme une vengeance mais adressée à qui ? ). Je commence à comprendre qu’en fait être une personne suffit bien et qu’il suffit (2 fois suffit !) d’exploiter toutes les potentialités de la personne que je suis pour remplir toute une vie.

En se tournant vers soi, retrouve t-on, pouvons-nous ramener à la conscience cet inconscient collectif constituant qui lie à cet extérieur d’où l’on vient à l’origine ? Une telle quête d’identité saurait-elle donner sens à cette existence injustifiée de l’homme, dont le sens réside justement dans sa nature injustifiée, la liberté de l’homme serait-il simplement de ce fait, le reflet de ce qui le lie à l’humanité?

Entre sens et non sens se joue la drame de l’homme dépersonnalisé qui erre avec détermination tentant de se distancer comme il se peut d’un intime désespoir profond qui relate d’une dissociation, celle de la grande séparation et de la passion du vide.

” La vie ne mérite pas mon bonheur. ”

Beau !
D’abord, la vie n’est pas digne qu’on y soit heureux. Ce serait la cautionner.
Peut-on être heureux dans n’importe quel système, n’importe quelle société ?
Être heureux est-il une façon de rendre grâce au milieu où l’on vit ?
Le bonheur vient-il en partie de lui ?
Ou la vie et l’époque, la société, est-ce la même chose ?
Peut-on être heureux contre l’époque, la société, l’existence ordinaire ? Témoigner contre eux par son bonheur ?
(Là je pense que oui)
Témoigne-t-on contre l’existence ordinaire en étant malheureux ?
(Là, c’est pas sûr du tout. Je pense par exemple au fait que le malheur des uns fait le bonheur des autres, ou que le bonheur de certains se nourrit du malheur des autres, s’en repaît)
Ou
La vie ne me mérite pas ?
Ma vie ne me mérite pas ?
Tel que je suis, tel que je me connais, ne peut être un sujet de joie ou de bonheur.
Tel que je ne me connais pas, tel que je ne me comprends pas, peut-il être un sujet de joie ?
En tant que je ne suis pas celui que je connais, puis-je être heureux ?
Ou
Je n’aime pas la vie que je connais.
Est-ce que la vie que je connais est la vie ?

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