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J’aspire à l’enfance.

Je n’arrive pas à me détacher de cette nostalgie gluante : La nostalgie de mon ressenti de gosse.

Un gosse qui a confiance en la vie. Qui regarde sa grande soeur passer sa crise d’adolescence. Sa sœur va mal, elle est en révolte contre le monde, elle se demande pourquoi elle existe, et pourquoi elle va mal.
Lui il ne la comprend pas : les choses lui paraissent simples, il suffit de se laisser porter. Il se jure de ne jamais se demander pourquoi il existe.
Quand il regarde un peu plus loin, il voit juste un horizon verdoyant avec un drapeau qui flotte: La prochaine étape.

Y’en a plein des drapeaux comme ça. Ils sont bizarres, tous différents, c’est rigolo.

D’ici il voit : Un controle de maths, la prochaine boum, les grandes vacances, Noël et sa boite de LEGO, mercredi matin et le prochain épisode de son dessins animé préféré …

Ils ne sait pas pourquoi ils sont là. C’est les adultes qui font le chemin de piste pour lui. Il ne sait pas ce qu’il y a derrière l’horizon. Je crois bien que ça ne l’intéresse même pas. Il a confiance.

L’important à ce stade, ce n’est pas tellement ce que représentent les drapeaux, ou bien ce qu’il y a derrière l’horizon. L’important c’est qu’il y ait un horizon et des drapeaux.
Le reste est facile.

Je me souviens avec mes sœurs, quand on partait en grandes vacances. Mes parents nous cueillaient dans le lit à 4h du matin pour nous mettre dans la voiture. On était à moitié éveillé par l’excitation. Mais on faisait semblant de dormir, pour le plaisir de se sentir porté puis déposé à l’arrière de la voiture. Au milieu des sacs et des vestes, sur un petit oreiller.

Au petit matin, sur les routes nationales vallonnées, je fixais toujours la ligne d’horizon qui se confondait avec le ciel. A chaque franchissement de sommet, j’imaginais que le paysage derrière serait merveilleux. Comme dans les films, quand un chevalier découvre une vallée perdue. Ou même, j’aurais voulu que la route cesse, et que la voiture quitte le sol pour s’envoler.

Mais cet horizon laissait place à un horizon semblable, portant la même route, sur le même paysage. Au bout d’un temps, lassé, je me rendormais.

La vie me donne cette impression.

Sorti du parcours jalonné de l’enfance et des études, il n’y a plus de petits drapeaux. Rien qui ne pousse (ou ne tire) au changement. C’est au contraire une lutte sans fin pour ne pas laisser la routine et la lassitude nous dessécher. Et puis il a cette idée effrayante : Si l’on cesse de poser nous même des jalons sur cette route, si on refuse l’effort, la route devient droite et plate. Les vallées disparaissent pour laisser place à un décors de road movie : Le grand désert d’Arizona. Dans ce décors, le regard porte très loin. Si on se concentre bien, on peut apercevoir, au fond, la fin du chemin.

Les horizons je les connais par cœur. J’ai l’impression de les avoir tous déjà vus. Je sais que la route est sensiblement la même derrière chacun d’eux. Même le changement est une routine, un recommencement.

Rendez-moi mon âme d’enfant.

7 commentaires pour “La promesse de l’horizon”

Pourquoi mon cerveau s’empoisonne comme ça
Pourquoi tout le temps
Pourquoi je m’inflige tout ça
Pour qui
Un esprit est-il rentré en moi
Pour quoi

Ma vie est un film auquel j’assiste
Terrifié

Suis-je une cible
Je deviens rien
Si je suis une enveloppe
Au milieu du tout

Pourquoi s’acharne-t’on comme ça
Je demande juste à me retrouver
Comme quand j’étais un enfant

Cet enfant c’était moi

salut ! c’est encore moi!! je ne sais pas si tu as lu mes commentaires précédents et si ce n’est pas encore le cas ce n’est pas grave ^^ je ne t’en veux pas !!!

Je voulais juste t’informer de quelque chose, te parler d’un film que j’ai vu récemment et qui en tant que personne déréalisé/dépersonnalisé m’a profondément ému; c’est un film récent (2007) qui s’appelle: ” Lèvres salées”.

C’est le premier film grand public qui aborde le sujet méconnu du symptôme qu’est la dépersonnalisation, l’histoire se passe en normandie dans un château où chaque année pendant les vacances trois soeurs et leur grand-mère se réunissent pour y passer du bon temps, une habitude. Mais seulement en arrivant au château, il y a cette femme au regard vide, un bébé dans les bras. Cette femme sera bien entendu > dépersonnalisée du film…

C’est un film à la fois dur et touchant mais surtout très bien réalisé et qui montre au grand jour ce que ressent une personne atteinte de ce malaise psychologique.

je te laisse un lien au cas où cela serait susceptible de t’intéresser au passage: le site: http://perso.orange.fr/levres-salees/

au plaisir età bonne entendeur.

Alone, addicté par ton blog :)

@Alone : Merci pour tes commentaires.
J’avais déjà repéré ce film mais je sais pas où me le procurer. Ou l’as tu vu ?

en divX, chez un pote. Je vais lui demander où se le procurer, mais je pense qu’il est disponible dans le commerce à priori ou du moins si il ne l’est pas encore il le sera dans quelque mois. Sinon, il te reste e-mule si tu n’as pas peur de te faire prendre ou alors il faudra encore attendre…

” Lui il ne la comprend pas : les choses lui paraissent simples, il suffit de se laisser porter ” Oui, les enfants, surtout les plus jeunes, ne se préoccupent guère, par exemple, de “qui ils sont”. Ils n’aspirent pas à être reconnus en tant qu’individualité.
Ca, ça commence avec l’intégration et la structuration des valeurs sociétales (beauté, autorité, respect, intelligence etc etc) Mais l’enfant est à l’école des adultes et de la société.

Si l’enfant garde, un moment, l’intuition de sa patrie d’origine, de sa nature originelle. A l’adulte de dépasser tous les faux-semblants et de retrouver cette patrie. Et cette fois-ci, définitivement.

Je suis tombée sur ton blog par hasard et c trés bizarre car je me sens trés proche de beaucoup de choses que tu dis,
meme si ces choses ne sont pas gaies et qu’il vaudrait mieux souhaiter que personne ne les eprouvent, je suis pourtant contente de voir qu’il y a d’autres gens qui pensent comme moi, et meme qui sont aussi mal que moi (!)
qui se rendent comptent que tout est faux, connerie, moutons et qui n’aiment pas ce monde..
j’ai envie de faire partager une lettre que j’ai ecrit a ma meilleure amie il y a quelques semaines.. la voila :

ca va pas fort depuis deux jours. je suis si triste et je me sens seule. c’est encore une de ces phases ou je respire la mort et je ne suis plus capable de rien faire. je m’etend sur le canapé, me fait une petite boule et attend, que ca passe, que je finnisse de pleurer, que mon desespoir s’en aille, mon angoisse énorme et sans solution.
je ne suis pas heureuse ici nonplu et je ne vois pas ou je pourrais l’etre. j’ai énuméré tous les projets et je crois qu’il y a un hic dans tous, je ne leur fait pas confiance. pour la première fois je ne vois pas de solution a mon probleme.
et a ma solitude.
toute cette indifférence me tue; celle de mes camarades qui ont leur vie a coté et qui ne se soucient pas de moi. et celle de ma mère qui s’aveugle avec tous ses projets. je suis seule. personne qui m’aime, qui puisse me sortir de la.
je ne sais tous simplement pas quoi faire de ma vie.
grandir me tue. je pense a l’enfance et je veux y retourner. je ne suis pas heureuse depuis que je suis adulte. et chaque jour qui passe je le hait un peu plus car chaque jour qui passe j’apprend a me résigner, j’ai de moins en moins de force de lutter, et mon insouciance et mon innocence s’en vont un peu plus, mon imagination, ma créativité, mes rêves.
je suis angoissée, terrifiée, j’ai peur je suis triste et personne ne s’en rend compte et me tend la main, alors je suis la en boule et je pleure, j’attend que ca passe. mais a chaque fois que ca se reproduit j’apprend a faire avec et je résigne chaque fois plus, et j’ai d’un coté de plus en plus de force mais de l’autre de moins en moins pour lutter : c’est comme si j’avais de moins en moins envie de sortir du trou mais que j’apprenais chaque nouvelle fois a reconnaitre ses parois.
je veux encore etre une enfant.
vu que c impossible comme solution j’ai meme pensé a faire un enfant, puisque j’ai réalisé que tout ce que je voulais faire que je n’ai pas fait dans mon enfance, j’aurais pas le courage de le faire moi même. alors je pourrais donner tout l’amour dont j’ai envie et faire faire tout ce que je souhaite a mon moi miniature.
j’ai pas confiance en la vie.
je me demande pourquoi la vie m’a montré des choses si extraordinaires que quand j’etais avec (mon ex), maintenant c’est si différent; pour me montrer que ca existe mais que maintenant j’arrive pas a les retrouver, que ca fera jamais partie de ma vie, que j’en suis pas digne? que j’ai tout perdu, que j’ai pas su saisir ma chance?
pourquois faut il se battre? on m’a pas appris a le faire et je veux pas. tout est une lutte permanente et il arrive des moments ou je peux plus. je vois toutes les luttes qui m’attendent et je préfere renoncer.
et cette résignation me tue.
alors pour une fois vu que je ne vois pas de solution et que je ne peux pas fuir, je vais essayer de me contenter de ce que j’ai la. et de toutes facons ca passera surement. mais j’ai peur.. peur de ce que je vais devenir. une aigrie qui aime son trou.
ca passera en tous cas et je reprendrais des forces.
mais la maintenant j’en ai marre de tout ca. je sais pas ou me mettre. je crois que ma vie va etre une quete d’une place pour moi dans ce monde, sans réussir a le trouver ou..? peut etre un jour, quand j’aurais 80 ans ou quand je me tuerais.

mais effectivement la solution, en tout cas pour moi, est je crois le retour a la nature…
On sent vraiment la vie et l’immensité de l’energie créatrice quand on se retrouve au milieu d’une nature que l’homme n’a pas encore esayé de maitriser, d’asservir..
et vivre simplement, avec des gens qu’on aime, en vivant AVEC la nature et non contre elle.. retour aux sources, desirs et besoins primaires.. on a pas besoin de plus ***

Je pence que l’antidote c’est s’aérer , si tout te paré si semblable sort quelque jour en pleine nature seul ou accompagner et marche sans but précis juste pour voir de nouvelle choses , pour essayer de s’éveiller à travers sont environnement sans chercher vraiment a savoir pourquoi les choses sont là et comment elles ont étaient faites… Rencontre des gens , discute , vie un peu a “l’arrache” … Je pence que ce symptôme est lié au confort du monde occidental , sa m’étonnerai que le petit africain qui doit faire 30 bornes en plein soleil ce soucis de sa perception des choses ou de ces impressions , à mon avis il se demande plutôt combien de temps il tiendra lui et toute sa famille ! pour ma part je suis aussi en pleine DR/DP après un “bad trip” suite a la consommation de cannabis et je suis un peu bloquer pour faire ce que je te dit (j’ai 15 ans ) :/ donc voila … Mais je le ferais prochainement avec ou sans l’autorisation parentale ! il faut que je sorte j’étouffe

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