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Je m’emmerde. Tout le temps je m’emmerde. Partout je m’emmerde. Dès que je fais quelque chose ça m’emmerde. Davantage que quand je ne fais rien d’ailleurs. C’est vraiment pathologique. J’ai tellement de mal à m’incarner dans l’action, à “être à ce que je fais” comme on dit.

Ce qui m’emmerde tant dans l’action c’est qu’elle est limitante. Quand je fais ça, ici et maintenant, je ne fais pas autre chose, ailleurs. Et tous les possibles que j’abandonne me réclament. Quand je suis au boulot, je voudrais faire de la guitare chez moi; quand je joue de la guitare, je voudrais dessiner; quand je dessine, je voudrais voyager; quand je voyage, je voudrais lire. Le temps joue contre nous.

Il y a tant à faire, c’est effrayant.

Entre les obligations du quotidien, la culture, les loisirs, les amis, le travail. Apprendre le piano ou une langue étrangère ? Écrire à ma grand mère ou lire un bouquin ? Écouter ce musicien que je délaisse ou dessiner ? Il y a tant de livres, tant de musique, tant de cultures, tant de films, tant de villes et tant de personnes, tant de passions pour passer son temps, pour perdre une vie. Comment choisir, comment abandonner le reste ?

Alors je ne fais rien du tout. Ou bien je picore. Je commence-ci, j’arrête ça. Je touche à tout sans rien faire à fond. Et puis, surtout, je rumine. Je rumine des projets que je ne réaliserais jamais. Je me nourris de ça. J’imagine, je conçois, je rêve. Mon esprit est un attracteur plus fort que ce que la réalité peut m’apporter. Surtout depuis que tous mes sens sont émoussés. Je prends si peu de plaisir. La réalisation d’un rêve est toujours décevante. La réalité est moins forte, moins belle. Elle est frustrante, faite de concessions et de choix. Pourquoi, dans ces conditions, devoir passer à l’acte, pourquoi ne pas s’abstenir, ne rien faire et rêver ? C’est tellement tentant.

Et puis, comme si ça ne suffisait pas, en plus de cela, il y a ce double maudit qui m’accompagne partout. Cette auto analyse permanente qui met en abime tous mes actes et toutes mes pensées, avec en tâche de fond, comme un voyant de contrôle obsédant, la question lancinante du “POURQUOI”. Trouver un sens à tout. Cette lucidité qui me murmure comme un mauvais démon qu’aucun de nos acte n’est nécessaire. On s’invente des obligations, une importance, une place artificielle dans un monde qui n’a pas besoin de nous.On se choisit arbitrairement une passion et on se convainc qu’on adore ça, pour mieux perdre son temps. Mais tout est profondément futile. Tout pourrait aussi bien ne pas être : C’est le vertige de la contingence de toute chose. L’inutilité profonde de toute cette agitation. Avec aussi, ce sentiment cousin de l’orgueil qui accompagne chaque divertissement; celui de n’être pas dupe, de faire semblant et de jouer un rôle.

Quand on va bien, d’autant que je me souvienne, le désir et l’envie jouent ce rôle de moteur. On se laisse tirer par ces élans vitaux et le reste vient avec. Les questions s’envolent.

Mais en ce moment bordel! Cette dépression! Tout est si pénible! Le moteur est cassé. Je suis à coté de la voiture et je pousse. Tout se fait dans la douleur. J’ai aussi un nœud d’angoisse au milieu du bide. C’est l’angoisse du temps qui passe, de la vie qui passe. C’est une tension énorme qui ne me quitte pas, une sorte d’impatience originelle et de faim de vivre qui ne peuvent plus s’incarner en envies et en désirs, et qui enflent, qui enflent.

22 commentaires pour “Que faire ? Entre omnipotence et procrastination”

Merci pour ce nouvel article!
Je souffre également de déréalisation + questions existentielles et je ne vois pas le bout du tunnel.

Merci pour ce bel article, que je comprends parfaitement.

Et c’est vrai: quand la joie ou le désir surviennent, ils englobent le tout et, comme quand on donne une pichnette dans une bulle, dégomment d’un coup cet amas de questions superfétatoires.

Au plaisir!

Accepter de faire très peu de choses, mais des choses qui procurent du plaisir.
Ne pas vouloir tout faire.
Sélectionner soigneusement.

Wow! Ça me donne envie de faire quelque choses! C’est très fort, votre article, j’y suis tomber par hasard, mais ça ma marqué. Ça m’a touché profondément. Il est vrai que dans la multitude de possible on est perdu, on est minuscule, la vie est trop courte et nos possibilités sont tellement limité que la seul chose qui nous reste c’est de rester sans rien faire, analyser, déprimer. Mais en lisant votre article j’ai retrouvé le désire de l’action, de la vie, de la création. Si ce n’est qu’une goûte dans l’océan, mes actes, mes œuvres, mes pensées vont laisser une trace de moi, comme quoi j’ai existé. Merci.

tres réaliste :)….
je pratique depuis 30 ans ce trouble par intermittence (j’ai 44 ans).
j’ai pensé à une chose pour m’en sortir être carémment égoîste et suivre toutes mes envies même complètement débiles (peut etre que django edwards est complètement dépersonnalisé).
seule l’enfance et l’adolescence permettent ça ;après y a le boulot la famille ,les contraintes qui s’accumulent .
en fait il faut se défoncer (pour moi moto,ski,vélo,piano),quelques cuites avec des bons potes….il faut absolument s’occuper et suivre ses envies sans se poser de question…
pour moi ce trouble en ce moment (10 ans…qd meme) provient du boulot (…on est obligé de se controler en relation client) et des contraintes familiales (on est obligé d’assurer ..)et c’est grace à ça que revient constamment ce trouble;.mais obligé de bosser comme tout le monde (j’envisage de rechanger ….);par contre j’étais pas obligé de faire des enfants de me marier;;;(c’est horrible ce que je dis mais quand on sait les souffrances qu’imposent ces troubles ;;;j’adore qd même mes enfants,mon épouse…

je sais vraiment pas si mes reflexions sont vraiment interessantes mais bon je vais pas trop me poser de questions!!!hi!!hi
bon courage ,sors va dans un pub laisse toi t’enivrer par les gens et par la bière (si t’aime ça)

vincent

Il semble n’y avoir aucune trace de révolte dans vos propos.
Je considère, personnellement, que nous avons toujours de nombreuses raisons de nous révolter parce que nombre de nos problèmes viennent de notre histoire. (Je ne pointe personne bien sûr)

Je voulais simplement dire que tout ce que vous éprouvez ne devrait pas être rapporté à vous, comme si cela tenait à vous.

@Jean Louis : Oh de la haine et de la révolte j’en ai à revendre. Mais je ne sais pas vers quoi la diriger voilà tout. Elle reste en moi.

Merci pour ce commentaire

Bonjour
j’ai souvent lu votre blog dont j’avais eu la chance de découvrir quand j’ai souffert de déréalisation l’hiver dernier. Après la prise de médicaments et d’une thérapie, les symptomes ont disparu au bout de 4 mois. Je suis toujours un peu dans la crainte qu’ils reviennent….

Cependant, je suis assez étonnée que vous n’ayez pas écrit pendant plus de 4 mois et que vous revenez avec un texte assez triste- Je ne conteste pas votre tristesse ou mélancolie mais si vous écriviez quand vous vous sentez mieux, vous pourriez aussi apprécier et constater que vous vivez de bons moments….Souvent, je ne me souviens que de s périodes sombres ou je les surinterpréte mais mes proches me rappellent que je suis heureuse à des moments, que je profite des événements….je suppose que vous aussi…

Bonne chance dans votre quete de bonheur!

@Diane : Merci pour ce commentaire.

disons que dans la vie, je cache tout ça, je donne le change, je fais semblant … Alors ici, j’expose mon coté obscur et les pensées qui ont tendance à m’obséder, pour m’en débarrasser.

ET puis c’est bien connu que quand ça va bien, on a pas envie d’écrire. Les cérivain écrivent souvent mieux dans leurs phases dépressives.

Mais bon. Là en tout cas je suis plutôt dans un creux. Gout de rien, envie de rien. Broie du noir ébène.

J’espère que ça va se tasser.

Bonjour.

Et si vous arrêtiez d’essayer de vouloir voir l’autre bout du tunnel ?
Quelle prétention énigmatique que de vouloir voir ce qui n’existe pas et qui n’a pas encore eu lieu. Je ne peux pas le dire d’une autre façon et je m’en excuse, mais le bout du tunnel, bande de C–S, est a 1 seconde, et ceci, à chaque seconde. Faut-il, aux gens, qu’ils parcourent le chemin de Compostelle ou passer 10 ans à regarder un mur au Tibet pour enfin percevoir ce qu’il y a LA, juste au bout de votre gros nez, caché derrière votre orgueil et votre soif de pouvoir, qui est de vouloir contrôler l’incontrôlable : votre vie dont vous ne savez pas savourer les tenants et aboutissants. Sauf que les aboutissants, il ne faut pas chercher à les discerner à plus de 1 seconde en avant.

Je veux bien supposer que la dépersonnalisation est une réelle maladie mais à ce moment la, veilliez bien à faire la distinction avec la déprime et surtout avec les problèmes de questions existentielles. La moitié des gens qui lisent ce site se posent des questions existentielles « à la con » suite à un bourrage de crane sur « les pourquoi de l’existence » qu’on leur a foutu dans le crane à un moment ou à un autre de leur vie et qui croient avoir enfin mis un nom sur leur déprime pseudo-philosophique alors qu’elle se règle chez un bon psy en qqes années voir qqes mois.

Vous n’avez rien à foutre là simplement parce qu’il est certain que très peu souffrent vraiment de dépersonnalisation (si cet état existe vraiment. Mais pour cela, encore faudrait-il que je le vive). Vu de l’extérieur, cela ressemble à une déprime banale et une remise en question de soi permanente qui entraine un doute sur sa propre existence. De là, pas difficile de se dire que les sensations diminuent car au lieu de profiter de ce qu’on est en train de faire, le plaisir de chaque chose s’en retrouve diminué car on manque de concentration à ce que l’on ressent. On a la frustration de peut-être ne pas exister alors les ressentis se mettent à exister moins eux aussi. Le cerveau est capable de bcp de choses comme de créer des douleurs alors pourquoi ne serait-il pas capable de vous diminuer les sensations. Et vous voila arnaqués et dupés par votre propre cerveau.
Mais Descartes l’a déjà fait ce coup-là et il l’a réglé en 10 lignes sans chercher à mettre son questionnement sur un podium afin de le vénérer et le subir. Alors pourquoi pas vous ??? Y’a pas besoin d’être mathématicien ou philosophe pour ca. Sinon les seuls survivants seraient justement des gens de cette catégorie.

Pour ceux qui souffrent du syndrome « pourquoi je suis sur terre ? », ceux-là peuvent « guérir » en qqes secondes ou en qqes années. Le choix est à eux et à eux seuls. C’est un choix de ne plus avoir à se poser ces questions et non qqe chose à subir. Il faut simplement se résigner à admettre qu’une telle question ne trouvera pas sa réponse, du moins pas de notre vivant. Ca semble d’une logique imparable mais personne ne veut céder à cette logique. Ahhhh…. L’orgueil humain nous rend tellement cons et imbus de nous-mêmes…

Otez ce foutu voile et ses chaines que vous avez mis en place. VOUS et Personne d’autre n’est responsable de votre souffrance. NOUS sommes les seuls responsables de ce qui nous arrive. Et s’il faut demander de l’aide, il n’y a aucune honte à cela. Un jour c’est vous qui aiderez qq’un.

Aller… vous en faites pas. On respire et vous ne le savourez même pas. Si vous n’êtes pas content de votre condition d’êtres qui respirent, alors flinguez-vous ou alors brodez-vous une banderole de plaisirs supplémentaires autour de ca.

Il n’y a réellement RIEN dans une journée qui vaille la peine de s’inquiéter, de s’angoisser.
Seul le manque de sante est sérieux. C’est nous qui donnons à tout le reste un impacte démesurée non méritée.

Allez, réveillez-vous. Allez respirer un peu d’air dehors et demandez-vous ce qu’il y a en cet instant qui vaut la peine de vous gâcher cet instant.

La sombritude est une grande source de création,
plus que la joie d’ailleurs,
pour preuve;
même dans la plénitude on peut être touché par ce blues créé hier,
mais l’inverse…

tu dis très bien ce que je ressens tout bas
alors maladie ? ou clairevoyance ?
je pense que lorsque l’on a plus rien à perdre l’aburdité de la vie devient alors une évidence
les verrous de notre sauvegarde génétique ont sautés c’est tout
ce qui est bien c’est que les autres n’y croiront jamais mais c’est tout aussi difficile parce que l’on se sent seul à détenir une ” vérité ”
qui fait mal et que personne ne peut comprendre
ça fait du bien de lire que je ne suis pas seule

@l’auteur de ce blog: j’aurais pu écrire le texte ci-dessus mot pour mot. T’es pas seul. Mais comme tout le monde le cache…

@Gertrude: ne mets pas si facilement en doute ce que tu n’as pas expérimenté, ce dont tu n’as pas souffert. si tu pouvais savoir, jamais tu n’écrirais ces inanités.

Si tu ne peux vivre en tant qu’acteur vis en tant que spectateur, soit spectateur de ce monde et de son changement ! Soit le jusqu’à quel qu’un t’invites à jouer un acte…en vérité en attend tous ce quelqu’un, ce quelqu’un qui vous tendrait la main pour vous accompagner dans l’acte et vous éviter le ridicule d’une mauvais prestation. Aujourd’hui, il n’existe plus (ou presque plus ) de main tendu, juste des doigts pointant et pointu. mais à vrai dire, que le monde soit illusion ou non, que nos actes soit sensées ou non, qu’ils aient une finalités ou non…qu’est que ce ça changerait à nos vies. rien ou si peu de choses. Que la vie n’existe pas, n’empêche que je suis entrain de voir cet enfant sourire, cet homme marcher, moi même entrain de penser à tout cela ! La vie est peut être une illusion mais c’est la seule dont on ai connaissance et ça sera la seule et l’unique. Que faire d’autres si ce n’est vivre ou mourir ? Mais bon toutes pensées que dont l’homme moderne cultives disparaitrons bientôt ! Car, si ce n’est que la paix qui permet ce genre pensées !
La guerre elle n’amène que pensées de religion et de survie.

c’est trop interressant !!!!! j’adooore ! Quand je pense que je m’emmerde en soirée alors qu’ici on parle de choses pareilles. C’est exellent. Maladie ou clairevoyance ? bonne question…

Lisez “la source noire” je vous le conseille

Vous avez parfaitement raison de désavouer les différentes raisons d’agir et d’abandonner ou de rejeter ce que vous avez commencé dès que ces raisons ou le bien-fondé de ces activités se présentent comme la vérité, comme le bien, comme ce qu’il faut faire.
Toute pensée qui se meut en institution ou devient une référence est un déni de liberté, une prison. Au diable !

je suis tombé sur ce blog par ‘hasard’. je dirais pas que j’en suis heureux, vu le sujet traité… mais je vois dans tes mots qu’on doit pas être très différent…et ça m’donne envie de laisser ici quelques-uns de mes mots.

en fait, il y a une différence assez forte quand même, au niveau du plaisir que tu dis ne pas connaitre. ca a été assez longtemps mon cas (je “n’ai que” 22 ans, mais je me bouffe la tête avec mes questions, mes doutes sur la vie depuis tellement de temps que parfois j’ai l’impression d’être né vieux…). mais j’ai appris à me fabriquer quelques parades, qui tiennent, qui lâchent, qui insistent…
je me dis par exemple que le monde qui m’entoure, tout ce que je vois autour de moi, c’est moi qui le crée. dès lors, le moindre sourire me fait plaisir, qu’il me soit destiné ou pas; voir des gosses se marrer, faire des grimaces et des conneries, des vieux qui rient…
bien sûr, ça rend pas ma vie heureuse, mais ça m’aide à m’accrocher à quelquechose de moins morose, de moins noir…
peut-être qu’à force de vouloir voir des sourires, ils accourent et se bousculent pour se montrer…
ensuite, je me dis qu’une vie, c’est comme une planète; alors pour connaitre ma vie, il faut que je voyage. il faut que je goute à tout. quoi que ce soit, à fond ou pas, peu importe je crois…

as-tu déjà mangé des champignons hallucinogènes? je crois sincèrement que cela m’aide à me défaire du désespoir suscité par l’idée que la vie soit absurde. quand je mange des champignons, je me sens bien, je n’ai plus peur de me tromper face à la vie, car alors, si tout reste mystérieux et incompréhensible, le mystère devient beau, tout devient également beau - et quand je dis beau, c’est vraiment beau, tellement beau qu’il n’est pas possible de l’expliquer. il n’y a donc plus de bons ou de mauvais choix, je vois qu’il n’y a rien à comprendre, tout ce qu’il y a à faire, c’est de contempler, et de profiter de ce que l’on veut, comme un enfant, comme un ‘pirate’…

tu parles de la tentation de ne rien faire et de se vouer à rêver… (tu as du voir le film waking life, bien sûr. c’est en cherchant des infos sur ce film que je suis tombé ici) et je me dis : pourquoi pas, au fond?
il se trouve que depuis 6 ans, rares sont les jours où je ne me suis pas vautré dans une consommation acharnée de cannabis. je note toujours les rêves dont je me souviens, j’en ai maximum une centaine… c’est pour recommencer à rêver que j’ai décidé d’arrêter il y a une semaine - d’où mes insomnies qui m’amènent ici .
j’ai fait un rêve lucide une fois, il y a déjà plus de deux ans, quand j’étais au pérou, hors des réseaux, donc lavé des fumées. je me suis envolé, et si je pouvais parvenir à rêver comme ça régulièrement, je signerais tout de suite, et pourrais peut-être délaisser tous mes espoirs quant à ma vie future, qui sont vivre en voyageant, parvenir à achever un texte parmi les dizaines que je traine, et surtout me voir libéré de toutes ces contraintes sociales, etc.

tu dessines, je te jalouse; tu joues de la guitare, je te jalouse ; mais si tu rêves, et si tu rêves ‘bien’ et fort, je te jalouse plus que tout…

enfin, je ne sais pas si ce que je raconte a du sens pour toi ou pour quiconque…je me rends seulement compte que les quelques mots que je voulais laisser se sont multipliés…

Les paroles de l’article font écho à mon propre ressenti. De la même façon que je trouve le commentaire d’iwia très pertinent.

Je dessine également, et touche à beaucoup de chose en fait. En picorant comme tu dis.

Tu te pose des questions?
Just do it.

Les questions -les bonnes- arriverons après. Par ailleurs, c’est aussi en cherchant des infos sur Waking Life que je suis arrivé ici. Etant petit, je faisais beaucoups de rêves lucides. Je pense avoir arrêté de rêver justement à force de me poser trop de questions, des questions pas forcement utiles (pas forcement inutiles aussi) qui m’on confrontés à des perspectives qui te font perdre la magie intérieur, si on peut appeler ça comme ça…

Un chouette blog à suivre, pour conclure =)

maladie ou clairvoyance?
Maladie avec certitude car elle ronge notre corps et notre esprit ou notre âme!
Clairvoyance avec certitude également car la réalité ne trompe pas. Et ce qui est certain , sachez-le mes confreres “DR/DP” ce qui nous arrive n’est pas dû au hasard.
La complexité de ce monde, de cette vie, de cette univers nous dépassent et nous sommes certes incapable de comprendre et de saisir toute cette complexité. Les pourquoi du comment …. Si tout est si parfaitement conçu, serait-ce dû au hasard. ET en réalité qu’est ce que le hasard? Ce fameux hasard qui detient une telle puissance que l’homme n’arrive point à decrypter, ce fameux Hasard qui fait si bien les choses, ce fameux hasard qui a défié et pulverisé toutes les lois de la physique avant même que l’homme n’ait employé pr la 1ere fois le mot “science”. Ce fameux hasard qui fait que l’univers existe, que la terre existe et tourne sur elle même et à vitesse réguliere autour de notre étoile centrale du systeme solaire qu’est le soleil, que ce soleil chauffe cette terre à une temperature permettant à la fois à l’homme, aux animaux, aux plantes de survivre. La pluie, la neige, le froid, le chaud, l’eau, le feu, la joie, la tristesse, les oiseaux, les hommes , les poissons, le jour, la nuit …
Et puis des yeux pour voir, contempler… des oreilles pour entendre, ecouter… et puis ,tout “simplement” (et ce n’est pas le cas de le dire), la composition de ce corps humain, le sang, les poumons, l’air, la respiration… Et puis par dessus tout peut-etre le cerveau et la pensée…
Et pour ceux qui pensent que nous sommes les responsables à notre propre mal-être avec toutes ces questions existencielles à s’en rendre malade, je leur demande : Croyez vous qu’on a le choix de souffrir ou pas? Si on avait la possibilité de faire un break au cerveau on le ferait.
Donc ne jugez surtout pas avant de savoir et faites, au minimum, preuve d’altruisme même si vous ne savez pas.
Et pour vous c’est quoi le hasard? donnez votre avis.

Je voulais juste vous remercier pour cet article magnifique :)
Les commentaires sont également très intéressants !

Comme vous vous en doutez, je suis ici apres avoir vu le film “waking life” Je suis d’accord avec Eugenia, et pour dire a quelle point c’est la premiere fois de ma vie (20 ans) que je laisse un commentaire sur un forum.

Tu dois continuer à écrire, pour toi et pour tout les gens qui lisent et qui commentent tes articles. Je comprend ce que tu decrit dans cet article, je le ressens aussi par moment. Et je m’en echappe parfois en jouant d’un instrument. J’aime ca. Et tu aime ecrire, partager. C’est la meme chose.

Si les ecrivains ecrivent mieut dans leur phases depressives il en est de meme pour ceux qui composent de la musique, Je suis mon propre exemple.

Tu n’a rien publie depuis 2010, j’en dedui que tu vas mieut. Si tu a un autre site je serais content d’aller jeter un oeuil.

Tu est la premiere personne au monde qui me pousse à laisser un commentaire (les autres commentateurs y sont aussi pour quelques choses).

Good life to you all, Inconnus devant vos écrans.

Salut tout le monde, je ressens depuis environ un an la même chose que vous, cette sorte de lassitude lancinante, de perte de contact avec la réalité pourtant j’ai envie de ne pas baisser les bras, de ne pas m’abandonner à ce sentiment ! Est-ce que quelqu’un pourrait témoigner d’une amélioration de sa condition ? (je ne cherche pas un “remède miracle” mais plutôt des conseils pour se sentir mieux, accepter sereinement le grand vide de l’existence et son caractère absurde) Ayant déjà rencontré des personnes plus intelligentes que moi et malgré tout heureuses, je me dis qu’il doit nécessairement y avoir un moyen de se sortir de cette torpeur.

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