Mon petit malheur
Publié par Waking-Life le 09.09.2006Un petit mal être, c’est comme un grain de beauté.
S’est bénin, presque mignon.
Mais à trop le triturer, on en fait un cancer de l’âme.
Triturez pas vos petits malheurs.
Un petit mal être, c’est comme un grain de beauté.
S’est bénin, presque mignon.
Mais à trop le triturer, on en fait un cancer de l’âme.
Triturez pas vos petits malheurs.
Pensées fraiches,
Trop neuves pour déja m’appartenir.
Trop brèves pour espérer saisir.
Je m’en étonne encore.
Traitres de mots, vous avez tout effacé.
Flot léger, frétillant des consciences.
Au confluent de ces deux là, l’ébauche d’un être.
L’individu persiste.
J’ai progressé. A contre courant, surement .
J’en ai capturé des fragments. Des petits béants.
La source m’échappe encore.
Demain pourtant, elle sera là.
Les âmes les plus sensibles sont faites d’une roche calcaire,
Soumises à l’érosion des épreuves de la vie.
Le temps comme les grands fleuves sillone leur artères,
Imprimant en leur coeur les méandres de son lit.
Sens-tu autour de toi ma présence, ton absence ?
Sais-tu ta condition, l’improbable existence ?
Les évidences s’étiolent par la force des choses,
Le plus léger flottement entretient tes névroses.
Je bénis le corps lisse des espaces stériles,
Bouillon marécageux des mortes entités.
Je maudis vos pensées dont l’encre indélébile,
Macule d’un sens malsain, les teintes d’absurdité.
En réponse aux silences les plus assourdissants,
Emergent bientôt de l’ombre les premiers cris d’enfants.
Et le vide angoissant de vos craintes encore fraiches,
Vomit la foule damnée des milles dieux omniscients.
Vos consiences égarées nourrissent des puits sans fond,
Prêtant au grand désordre de fausses intentions,
Cherchant en l’existence quelque sens profond.
Mais le vide est puissant, vos questions sans réponses
Et à la fin des temps, échos de l’ignorance,
Retentiront sans fin, les râles de vos démences.