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Waking Life - Forum / temoignages et conseils de personnes qui ont souffert de DP
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#1 2009-02-17 20:54:03

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Invité

temoignages et conseils de personnes qui ont souffert de DP

Juste histoire de vous rassurer j'ai trouver quelques temoignages de differents sites ou forums de personnes qui donnent des conseils et qui s'en sont sorti.

1)    Bonjour, voici un conseil que je peux vous donner : le mal dont vous souffrez est du au fait d’être dans un monde connu entouré de principes routiniers. Toutes ces routines et habitudes ne permettent pas à votre esprit de se dépasser et de faire preuve de concentration pour vivre l’instant présent. Vous êtes donc spectateur de vous même et de ce qui vous entoure. Ce phénomène est assez fréquent. L’exemple le plus probant est celui qui reveille un automobiliste de cet état lorsque celui ci conduit sur la route qu’il prend tous les jours. Il est alors incapable de se souvenir de la route déjà passée. Je vous conseille par conséquent de varier votre quotidien sur une période courte, mais sur une période ou vous serez capable de vous fixer des objectifs et les tenir. (ex : Vous pouvez planifier une sortie au cinema si cela fait longtemps que vous n’y etes pas allé. Le fait de faire quelque chose de nouveau et de se donner une échéance permet de varier le quotidien, les pensées se référant alors a ces nouveautés, votre problème commencera à se dissiper) Maintenir le rythme de 1 semaine / mois pendant 1 an permettra de privilégier les activités "hors quotidien sur cette semaine " Le cerveau se focalisera donc sur toutes ces nouveautés, et le rythme régulier acquis tout au long de l’année vous permettra d’aller mieux. Bon courage !!



2)    Salut,
Je sais pas si je peux dire que j'en suis sorti mais en tout cas ça va déjà beaucoup mieux. Je fais plus de crises d'angoisse tout ça. 
Chez moi ça a commencé y'a presque 10 ans, assez doucememnt. J'ai commencé à fumer de l'herbe occasionnellement. Et je pense que c'est ça qui a précipité les choses. Enfin, ça a mis plusieurs mois, peut être un an à s'installer. J'ai vu les choses changer très doucement et je m'y suis pris un peu tard.
Plus tard, c'était y'a deux ou trois ans, ça a atteind son maximum, là j'ai fait une très grosse crise. Je n'étais vraiment plus moi, j'étais plus rien, je devenais fou, j'était plus à l'aise pour parler même à ma mère. Comme si ce qu'il ya de plus familier était devenu complètement étranger. Enfin bon, le truc classique quoi. Et depuis j'ai décidé de me concentrer à 100% sur le problème pour le résoudre. Et depuis, ça s'améliore. Donc, comment ça s'est amélioré :
Après cette grosse grosse crise d'angoisse (je crois 6 mois après) j'ai appris ce qu'était la dépersonnalisation. Et ça m'a fait un choc. Juste le fait de mettre un nom dessus, je me suis senti guéri pendant presque 10 min. Et c'était vraiment incroyable. Après toutes ces années j'avais presque oublié ce qu'était la réalité. Et revenir dedans d'un coup, j'avais l'impression de naître une deuxième fois. (L'impression de pouvoir se situer dans l'espace, passer de 0 à trois dimensions, tous les sons autour de moi, l'ambiance, les odeurs, un truc de fou). Bon, mais c'était de courte durée. Par la suite, je me suis trouvé plusieurs exercices à faire pour améliorer mon cas, la plupart on assez bien marché. 
J'ai l'impression d'avancer par paliers. Je fais un pas en avant puis ça stagne, puis autre chose se débloque puis ça stagne de nouveau. Parfois même, le fait de faire un pas en avant me perturbait tellement que je rechutais un peu plus. Bon faut de la patience. Les exercices que je me suis trouvés ont changé régulièrement. En réessayant plus tard des vieux exercices qui avaient bien marché, ils ne me faisaient plus rien. donc ça doit dépendre du stade d'avancement, mais certainement aussi des personnes. Mais bon, je vais te les donner quand même :
1. Faire du sport. J'ai vu qu'après un bon footing j'arrivais bien à percevoir la réalité (un effet des endorphines certainement). Mais l'effet est de courte durée. Et après souvent, y'a le retour de baton, la sensation est tellement agréable que je fais une fixation dessus pour la garder et au final ça fait l'effet inverse. Mais l'expérience est intéressante et permet de prendre du recul.
2. Marcher et prendre conscience de son corps. Ne pas se laisser marcher, ne pas suivre ses jambes, mais agir avec son corps. Je me répétais une phrase, ça fait un peu mystique mais ça l'est pas, je me disais en sentant mes bras et mes jambes bouger que je n'AI pas des bras et des jambes mais que je SUIS mes bras et mes jambes. Je me concentrais sur mon corps pour l'unifier, pour être mon corps et l'habiter (ça c'est toujours pas gagné).
3. La méditation. Le gros problème qui me fait dépersonnaliser c'est que je pense sans arrêt. Je me laisse emporter par plein de pensés inutiles. Au début je croyais que je pensais volontairement, mais je me laisse juste emporter par des pensées intrusives. Donc voilà, l'exercice c'est de tenir le plus longtemps sans "réfléchir", juste observer autour de soi. Mais ça ne doit pas être un combat (sinon ça fait l'effet inverse) il faut être gentil avec soi même et accepter l'echec. Surtout qu'au début, on fait que d'échouer. Un lien qui peut aider : 4. Ne pas faire de grasses matinées, et rester dans son lit à réfléchir. Le matin c'est l'instant le plus important qui va définir le ton du reste de la journée. Dès le réveil, se lever et regarder autour de soi, se situer, écouter, observer, faire des choses, ne pas sombrer dans l'intellectualisation et la masturbation de cerveau. Cet exercice a toujours marché pour moi. Et la différence entre avec et sans grasse matinée est flagrante.
Au début, quand j'ai commencé à constater des améliorations, je me suis fait une petite balade, je touchais quelques objets et me concentrant sur le fait "d'être la personne qui touche". C'est très dur à expliquer. Ne pas sentir ce que ma main touche, mais être ma main, toucher sans penser à mon corps, comme si "ça allait de soi". Bon, j'ai commencé à ressentir des sensation de réalité puis j'ai fait une fixation sur ces sensations. Et au final, sans m'en rendre compte, je me concentrait plus sur le fait de ressentir ces sensations que sur l'exercice initial (du coup je me créais ces sensations par autosuggestion, et c'est un gros piège, la sensation est exactement la même, ça revient à dupliquer la réalité à l'intérieur de soi au lieu de percevoir ce qui est à l'extérieur). Et j'ai fait fausse route, ça s'est terminé en experience chamanique hallucinatoire et angoisses et compagnie. Enfin, en gros ce que j'ai constaté en général, c'est qu'il ne faut pas penser à ce que l'on ressent mais à ce que l'on fait (et c'est long à piger). Ou mieux encore, ne pas penser du tout, mais faire.

Mais il est difficile de se faire aider par un autre. J'ai l'impression qu'au fil du temps ma vision du problème a vraiment beaucoup changé. J'avais lu dans un bouquin un gars qui disait "on peut mettre un roseau dans un jardin mais on peut pas mettre un jardin dans un roseau". Pour moi le fait d'être bloqué dans la dépersonnalisation vient du fait qu'on ne sait plus trop qui est le roseau et qui est le jardin. Est ce que c'est le monde réel qui me contient ou est ce que le monde réel n'est qu'une perception, et se place au même rang que mes autres pensées (et donc que c'est moi qui contient le monde réel) ? Le monde réel devient alors comme une imagination. Et j'ai l'impression qu'en sortant de la dépersonnalisation, le roseau redevient lentement un roseau et le jardin redevient lentement le jardin. Et en remettant les choses à leurs places on voit le problème sous un angle complètement différent. En général ceux qui sont encore assez dépersonnalisés ont les explications les plus compliquées, et ceux qui en sont sortis disent qu'ils réfléchissaient simplement trop. Je sais pas qui a raison, mais je crois que quand on commence à croire à la deuxième hypothèse, on est en train de s'en sortir.
A mon avis, la clé c'est de ne pas réfléchir. Il faut agir. Et ça se guérit doucement. Au début on est tentés de réfléchir à une solution et on s'enfonce. (Y'a un film sur la méditation de Jack Kornfield qui m'a bien aidé à me détendre. Rien de vraiment spirituel, pas de flux d'énergie tout ça, que du concret, ça s'appelle "the inner art of meditation" mais c'est en anglais)
Aussi ne pas trop penser à ce qu'on ressent, et c'est vraiment très difficile quand on ressent des trucs comme ça, et que le problème c'est justement ce qu'on ressent. Mais uniquement agir.
Pour moi la dépersonnalisation c'est la maladie de l'intellectualisation. Les angoisses poussent souvent à intellecualiser, si je me trompe pas.


3) J’ai souffert pendant 26ans de déréalisation,
Aujourd’hui je suis complètement guéri. A force de cogité, de réfléchir sur ce phénomène incroyablement effrayant, et douloureux qui me touchais, j’ai compris, comment et pourquoi il était apparut.
Je vous demande de bien lire ce que je vais vous écrire ci dessous, c’est loin d’être comliqué, c’est même trés simple.
Le cerveau peut s’organiser et se désorganiser, en fonction des stimuli de l’environnement.
Prenons mon cas, j’ai subi un cho psychologique après prise de drogues, ( les plus puissants hallucinogènes existant) à partir de cette date, je suis sorti de mon corps, déréalisation permanente, et intense, presque un légume.
J’ai vécu 22ans comme ça, dans un institut psy, sans aucune chance de m’en sortir.
Un jour, à force de réfléchir sur mon état déplorable. J’ai compris, que mon cerveau s’était désorganisé, et que mon choc avait crée en moi un état de défense, contre l’agréssion psychologique de ma prise d’hallucinogènes. Du coup j’étais tombé dans un état de déréalisation, mon cerveau avait mit de côté la notion de temps, d’espace, de mémoire, et atténuait toutes mes sensations ainsi que mes sentiments, pour me protéger du mal ( en l’occurence, les angoisses duent aux hallucinogènes).
Dans chacun des cas que j’ai lu ici, la déréalisation est causée par un choc, ou plusieurs , qui font que votre cerveau se met sur la défenssive, sans que vous en soyez conscient.
Du coup, vos sensations sont atténuées, votre vue parfois, vous vous sentez coupez du monde (+ ou - ) les choses glissent sur vous, vous touchent moins, là encore le cerveau essai de vous protéger, il croit faire bien, il veut faire bien, il vous croit encore en danger.
C’est comme cela qu’on explique les Flash Back causés par les drogues, un flash back c’est un retour des mêmes sensations que sous une prise antérieur de drogues. C’est lorsque le cerveau à l’impréssion de se retrouver dans une situation similaire à celle au moment ou on a prit la drogue.Et du coup , le cerveau réadopte la même stratégie de défense, il essai encore de vous protéger.
Bref, la déréalisation peut toucher tout le monde, et être guéri chez tout le monde, j’en suis la preuve vivante. 26 ans les amis!!!
Et je suis sur pieds!!!
Je vais vous dire maintenant comment j’ai fais.
Ca peut durer quelques mois, ou quelques années.
Moi, j’ai mit 4années, en suivant cette méthode, qui marchera chez tout le monde. Même dans les cas les + graves, comme moi.
Il s’agit de réorganiser vôtre cerveau, c’est un travail de longue, de trés longue haleine.
En faisant comprendre à vôtre cerveau, que vous n’êtes plus en danger, et que vous n’avez plus besoin de cette carapace , de ce voile qui vous protège et vous isole du reste du monde.
Il faut jour après jour, stimuler votre cerveau endormi, car il est dans le brouillard.
Vos sensations sont atténuées, dissolues, diluées, vous ne sentez pas vraiment les choses, vous ne sentez pas vraiment les odeurs, vous ne parlez pas vraiment, vous vous écoutez parler. Vos sens sont brouillés, endormi.
Il ne tient qu’à vous de les réveiller.
Tout ceci n’est que pur logique, c’est physique, tout se passe dans l’hémisphère gauche du cerveau.
Des  connexions de neurones restent inutilisés, mais sont toujours là, bien présentes, vous pouvez trés bien les réemprunter, et retrouver un état psychiquement stable et une puissance identitaire forte comme tout le monde.
Concrètement.
Il faut chaques jours que Dieu fait, sortit, parler, voir du monde, et se laisser 1heure seul avec soi même pour réfléchir à la journée, pour se prouver que l’on a pas peur de se retrouver avec soi même, l’erreur serait de s’éviter, de peur d’angoisser.
Faire du sport, marche, pas de choses épuisantes. Travailler intellectuelement, lire, jouer, pleurer, rire, vivre, vivre et vivre.
Je vous assure qu’il n’y a que ça qui marchera, on n’apprend à chanter en chantant. On apprend à jouer au football en jouant, on apprend à lire en lisant, on apprendra à vivre en vivant. Et en vivant vraiment, à fond, toujours et encore.
Au début, pendant des semaines , vous vous direz, mais ça n’est pas moi qui vit, ça n’est pas moi qui dit ça, je ne suis personne, je ne suis pas moi. Et ça sera vrai, puisque vous serez isolé dans votre déréalisation, vous ne serez qu’à moitié sur terre, endormi.
Mais à force de créer une habitude à vivre, quelque fut été votre traumatisme, votre cerveau apprendra à l’oublier, et à rompre les effets de défense qui vous plonge dans cette déréalisation.
De nouvelles connexions se créent chaques jours entre les neurones, les scientifiques l’ont prouvé, ça n’est pas moi qui l’ai inventé.
Celui ci se désorganise, comme je vous l’ai dit, et se réorganise si l’on l’aide beaucoup.
En adoptant cette méthode, de nouvelles connexions neuronales se créeront, pour renforcer vos sens, vos sensations, votre identité, vos émotions, votre sens de la réalité.
Vous vous sentirez plus fort, plus vivant, plus vrai, plus présent…plus réel.
Il faut se coucher tôt et se réveiller tôt, à heures régulières, dormir bien , ne pas dormir en pleine journée, avoir des repères temporels, avoir des journées bien organisées, pas de stress, pas d’excès, une vie équilibrée, pas de drogues, pas d’alcool, pas d’angoisse, ne pas cogiter, intéréssez vous aux choses de la vie, à tout, sans pour autant tomber dans l’hypersensibilité devant les info de 13H .
N’analyser pas votre vie, analyser empeche de profiter et de prendre du plaisir.
Lorsque vous jouez au tennis vous n’analyser pas toutes les actions que vous faites, vous y aller, vous profiter, et bien là c’est pareil.
Pas de pourquoi, pas de comment, ne posez plus de questions.
A bientôt…vous allez tous vous en sortir croyez
N’analyser pas votre vie, analyser empeche de profiter et de prendre du plaisir.
Lorsque vous jouez au tennis vous n’analyser pas toutes les actions que vous faites, vous y aller, vous profiter, et bien là c’est pareil.
Pas de pourquoi, pas de comment, ne posez plus de questions.
A bientôt…vous allez tous vous en sortir croyez moi



4)Bonjour à tous.   
J'ai lu des témoignages, notamment concernant la dépersonnalisation/déréalisation, les crises d'angoisse et les traitements qui en découlent. Et j'aimerais donner mon avis.   
   
Moi même j'ai fais une crise de dépersonnalisation qui a duré une semaine, de lundi dernier à avant-hier. Le "gros" de la crise a duré de lundi à mercredi ; ensuite, un effet boule de neige (je ne suis pas sure d'aller mieux donc j'angoisse, j'angoisse donc ma depersonnalisation revient en force, etc) a provoqué, jusqu'à aujourd'hui et pour je ne sais pas combien de temps, de simples moments ou l'angoisse lance quelques instants de déréalisation. Mon médecin m'a donné un traitement béton : anxiolytiques + Anti dépresseurs, mais j'ai choisi (alors que j'étais en crise continue à ce moment là) de ne rien prendre. Et je voulais vous dire, selon les amis que j'ai qui l'ont vécu et selon mon expérience, que je pense que la déréalisation, au même titre que l'anxiété, est une réaction auquellle n'importe quel corps, n'importe quel psychisme (fragile ou pas) est exposé ; je pense que la limite entre le fait d'être "ancré dans la réalité" et la "déréalisation" est infime et je constate que des tonnes de gens le vivent. Sauf que la plupart ont l'air d'oublier quelque chose, voilà sur quoi je vais vous donner mon avis.   
   
Pour ma part, je suis très auto critique, je suis en étude de psycho et j'ai commencé à chercher à comprendre mon psychisme très tôt, voire dans l'enfance, car j'ai toujours été psychologiquement fragile (socialement mal à l'aise, du mal à donner de l'amour, du mal à gérer mes émotions, du mal à m'évaluer par rapport aux autres, angoisse de la mort et du temps qui passe, bref tout le toutim). Mais j'en ai toujours été consciente. Cela ne m'a pas empêché de ne pas parvenir à régler ces problèmes et je n'ai toujours pas trouvé le miracle à mon mal de vivre. J'ai donc refoulé profondément les vraies questions à traiter, et malgré ma lucidité, ai transféré toutes mes peurs, angoisses et mal être sur mon corps, donc j'ai des troubles alimentaires. Cette crise de déréalisation qui m'est arrivée m'a fait me rendre compte, très vite car j'ai fait des efforts monstrueux de lucidité et de  rationnalisation, que "tout ce qui ne colle pas chez moi [et c'est la même pour la plupart des gens] m'est remonté à la gueule d'un seul coup. J'ai compris que la déréalisation c'est aussi un rejet de la réalité, un rejet actionné par le cerveau. Et j'ai tiré profit de cette déréalisation, en l'analysant à fond ; je me suis notamment rendue compte que les médicaments ne servaient à rien, et que rien ne vaut un bon travail sur soi même (si possible une bonne thérapie avec un très bon psy, ce qui n'est pas facile à trouver mais ça marche quand c'est le cas). J'ai donc interprété ma déréalisation, non comme une maladie qui n'allait plus me lacher (et pourtant j'ai eu de sacrées crises d'angoisses en me disant que j'étais folle pour toujours), mais comme un signal d'alarme de mon psychisme qui me criait enfin "Jeune fille, prends toi en main, dépasse tes angoisse, tes frustrations et règle tes comptes avec la vie". Depuis, je suis tout à fait consciente que mon retour à la réalité est très fragile, je me sens toujours un peu planante et le choc psychologique a été très fort. Mais j'en ai tiré des ensignements et même aujourd'hui, je fais des progrès ; j'ai accepté de voir une psy, mon agressivité envers mes parents sort plus facilement mais je le prends comme un bon signe, car il fallait bien qu'elle s'exprime un jour ; je me rends compte, aussi, grace à cette crise, que j'ai besoin des autres alors que pendant des années je me suis cloitrée dans ma solitude en me disant que tout le monde m'ennuyait et que, paradoxalement, je n'étais à la hauteur de personne;  donc depuis que ma crise est survenue je ne fais que voir des gens, bref, mon cerveau m'a rappelé à l'ordre.   
   
Pour les gens qui souffrent de dépersonnalisation depuis longtemps, je leur conseille une seule chose : réduire puis arrêter les médicaments ; une angoisse (sans rien d'autre) se calme par la rationnalisation ou une compensation (sport, art, on a TOUS une méthode pour se calmer et si on croit que non c'est qu'on ne fait pas assez d'effort de rationnalisation et de controle, et je sais parfaitement de quoi je parle, j'ai fait une crise d'angoisse de 12h de suite la semaine dernière et quand je n'en pouvais plus, refusant catégoriquement de prendre un médoc, j'ai trouvé de quoi me calmer). La déréalisation, quant à elle, est un état "en cercle", on finit par passer sa vie à se demander "et là, est ce que je perçois le monde normalement ou pas?". Donc déjà, et j'ai vu des gens dire ça sur le forum, il y a un conseil de base : S'EN FOUTRE et se laisser aller. Du reste, manger correctement, avoir des activités (ou se forcer à en avoir), se forcer à voir des gens pour "garder le contact", se confier et oser dire clairement "là, je te parle mais je ne te perçois pas, je suis pas en contact avec le monde", tout cela aide énormément à se sentir en confiance et donc, par conséquent, à se calmer et à ne plus trop se demander si on est normal ou pas. Et au delà de ça, la question majeure à se poser n'est pas "est ce que je vais rester comme ça toute ma vie" (c'est le meilleur moyen pour que ca arrive!) mais travailler sur soi meme. Une déréalisation/dépersonnalisation est TOUJOURS un signe que le psychisme ne supporte plus quelque chose et qu'il faut le régler. Et pour le régler, les médicaments sont inutiles (ou alors à doses extrêmmement contrôlées, car passer d'un état second à un autre, ce qui le cas avec les médocs, est un piège pur et simple). Il faut vous dire "qu'est ce qui me rassurerait et qu'est ce qui amplifierait ma déréalisation", et déjà des réponses vont venir. Si vous notez, par exemple, que votre dépersonnalisation vous fait faire des crises de nerfs dans les transports, privilégiez la marche ; si vous angoissez car vous n'arrivez plus à vous concentrer sur une lecture plus de 5 minutes, ne CULPABILISEZ PAS, entrainez vous à lire tranquillement et à stopper naturellement quand vous sentez que vous bloquez, au lieu de vous dire "merde mais POURQUOI J'Y ARRIVE PAS?!". Et surtout, il faut en parler, se répéter que l'on veut rester en contact, être le plus alerte possible. Tout cela demande un contrôle extrême, occasionne une fatigue psychique énorme (moi même j'ai passé des nuits de 15h de sommeil tellement mes journées à cogiter me fatiguaient, alors que d'habitude je dors 6h par nuit). Bref, au lieu de vous sentir en danger et de croire qu'une force vous a attaqué, que vous n'y êtes pour rien, tachez d'écouter ce que vous dit votre corps et votre cerveau (qui n'est pas fou, sinon vous ne seriez meme pas sur ce forum, ou alors vous vous seriez suicidé, le suicide étant la finalité principale de la dépersonnalisation, et encore faut il que celle ci soit vraiment béton et que l'acte suicidaire vous paraisse tout à fait anodin au point ou vous en etes). La dépersonnalisation est un symptôme de la schizophrénie, mais si vous ne souffrez QUE de dépersonnalisation, vous n'êtes pas schizophrène (ou alors vous le cachez très bien et les médecins vous auraient déjà capturé pour essayer de comprendre!)...   
   
Bref, je voulais aussi ajouter quelque chose. C'est que notre société actuelle, marchande, publicitaire, ou notre identité est sans cesse remise en question, ou nos capacitéss sont sans cesse jugées, et ce de la petite école jusqu'à la vie professionnelle, tout ce contexte est naturellement anxiogène à un point que l'on n'imagine pas parfois. Il faut donc composer avec tout ça.   
N'oubliez pas une chose, c'est que la dernière chose que se dit un fou, c'est qu'il est fou. 



5)conseil trouvé sur un site anglais desolé pour la traduction

Dans le processus de rédaction de ce livre que j'ai couvert le sentiment de détachement de soi-même, autrement dit de la dépersonnalisation: un trouble émotionnel dans lequel il ya perte de contact avec votre propre réalité personnelle accompagnée par des sentiments d'irréalité et d'étrangeté, une sensation de ceux environnement recherche ou de se sentir «étrange» et inhabituel.

Cette question a continué d'avancer de plus en plus comme je l'ai écrit ce livre, j'ai donc décidé d'ajouter un chapitre sur ce ennuyeux, encore inoffensif, symptôme.

DP, comme je vous référer à elle, est commune et compréhensible, émanation de l'état d'anxiété. Je peux aussi vous dire que ce n'est en aucun cas une maladie mentale. Ce n'est pas grave ou nuisibles de quelque manière et a une explication logique totalement. Il est temporaire et, avec patience et compréhension, en fin de passe, comme tout autre symptôme.

La clé de la récupération de ce sentiment de détachement est de céder à ce sentiment étrange, à lui payer aucun respect et de les réaliser, il est simplement le produit d'un esprit trop fatigué, fatigué par votre constant inquiétant pensée et de l'enregistrement à la manière dont vous sentir. Ce problème dépend de votre peur de lui pour le maintenir en vie.

Lorsque les gens sont pris dans le cycle de s'inquiéter, ils commencent à réfléchir profondément et constamment. Ils étude du plus profond de lui-même, de contrôle et de se concentrer sur leurs symptômes. Ils mai même sillage, le matin seulement de cette habitude, "Comment je me sens ce matin?" Je me demande si je vais être en mesure d'obtenir par le biais d'aujourd'hui ". Quoi de nouveau cette sensation je ressens?" Cette mai aller sur toute la journée, déjà épuisé leur esprit fatigué encore. Cette constante dans la vérification et l'évaluation constante de ses symptômes, puis devient une habitude, mais, comme toutes les autres habitudes de celui-ci peut également être changé.

Tout cela est lié au souci de rendre votre esprit le sentiment sourd et insensible. Est-il étonnant que vous en sont venus à se sentir si éloigné de votre environnement? Faut-il s'étonner si vous trouvez difficile de se concentrer? Certaines personnes, quand on étudie pour les examens pendant des heures, en arriver au point où ils ne peuvent plus prendre l'information, alors qu'ils prennent une pause et le jour suivant. Pour vous, il n'y a pas de pauses et de temps morts.

Comme je l'ai déjà mentionné précédemment, votre organisme dispose d'un mécanisme de sécurité qui le protège de toute cette inquiétude et ralentit l'esprit à la sauvegarde elle-même. Il prend un pas en arrière de cette attaque, qui peut alors produire votre sentiment de détachement et le monde autour de vous devient flou mai ou de se concentrer.

Une fois que vous comprenez ce symptôme comme étant causée par un excès de l'esprit fatigué, épuisé par l'inquiétude, que vous n'êtes pas faire de folie et ces sentiments ne peut pas vous nuire en aucune façon, cela a du sens. Avec la peur de prendre ce symptôme, il peut commencer à détenir moins de pouvoir sur vous et vous touchent moins que ce qu'il a fait avant. Bien que toujours ennuyeux, vous savez maintenant pourquoi vous vous sentez ces sentiments. Une fois que vous apprendre à les accepter et de ne plus ajouter des pensées inquiétantes au mélange, c'est un autre symptôme que vous serez capable de vaincre dans le temps. Prenant un pas en arrière et de renoncer à l'inquiétante pensées, donne à votre esprit la chance de se reposer, de rajeunir et rafraîchir.

Quand c'est arrivé à moi, j'ai reconnu et compris ce que cela a causé. Je me suis rendu compte que j'étais en contrôle et inquiétant à ce sujet et je n'ai peur de cette sensation, alors j'ai juste arrêté de le faire. J'ai aussi appris à faire et cesser de ruminer occupés sur ce sujet et sur d'autres symptômes. Être actif vous donne une autre orientation. Ayant trop de temps sur vos mains peut ouvrir la porte à trop de réflexion inutiles. Avec moins d'inquiétude et de crainte de ce danger, mais bouleversant symptôme, j'ai été finalement en mesure de les surmonter. Il est devenu une simple nuisance et parce que je savais que la raison de son existence, il ne détient plus aucun pouvoir sur moi. Quand une inquiétude ou la peur perd de son importance, il perd son pouvoir et c'est pourquoi il est essentiel à la réalisation de ces symptômes ne sont ni graves, ni nuisibles. Peu à peu, sans que toutes les vérifications et inquiétant, ce symptôme tellement dominé que ma vie a commencé à diminuer et finalement complètement disparu.

Ce symptôme est comme tous les autres, tous les symptômes sont toujours alimentés par votre peur d'eux. Tant que la peur continue, ce sera les symptômes. Quand nous commençons à comprendre pourquoi nous pensons comme nous le faisons, nous avons moins peur d'eux automatiquement et ils commencent à perdre leur avantage et de l'importance, c'est quand les symptômes commencent à disparaître progressivement.

 

#2 2009-02-23 17:09:55

Raphael
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Lieu: Antibes
Date d'inscription: 2007-05-31
Messages: 142

Re: temoignages et conseils de personnes qui ont souffert de DP

Merci pour ces témoignages.
C'est long à lire mais instructif.

Hors ligne

 

#3 2009-02-23 21:07:42

deleted
Invité

Re: temoignages et conseils de personnes qui ont souffert de DP

oui c'est un petit peu long lAu  fait aujourd'hui  j'ai fais l'emdr et franchement sa pas été terrible cela ne fait  ptet pas effet du 1 er coup mais la therapeute  m'a dit que cela suffirerai d'une seule seance pour eliminier ce traumatisme  et que sa va partir dans quelques jours mais  je ne pense pas en une seule seance que ma DP va partir.Bref avec le temps les jours qui suivent on verra bien .Je lui ai demandé  si ma DP va partir avec ce symptome elle n'en savait pas.Je pense qe l'EMDR est plus approrié pour le stress post traumatique  comme viol agression accident...et ce qu'elle ma affirmé.Soit l'emdr ne permet pas de soigner mon cas de DP suite a une angoisse  soit je suis tombé chez une mauvaise therapeute.
Mercredi jvai voir le psychiatre et je vous retiens au courant.

 

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