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Waking Life - Forum / Présentation
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#1 2008-02-03 21:43:53

David
Invité

Présentation

Boujour, moi aussi je souffre de ce symptome depuis mes 16 ou 17 ans. Je l’ai decouvert un matin en me révaillant.
A l’époque j’étais allé voir ma mère en lui disant que j’avais l’impression de vivre comme dans un rêve. Je suis as allé plus loin en me disant que c’etait difficile à décrire à un médecin et que ca disparaitrai surement.
A ce jour je n’ai eu que 1 ou 2 retour furtif à la réalité (qq secondes). C’est une sensation incroyable comme si on re naissait.

La j’en ai 29 et je trouve que ca m a pourri la vie. Ca m’empeche d’avoir une vie sociale correcte car ca affecte mes relations avec les autres. Mes 10 dernières années ont été calamiteuses alors que ca aurait du etre les meilleures années ed ma vie. Bref je suis dégouté.

Défois je compare ma sensation à un symptome autistique puisue je me dis que si j’étais né dans cet état je n’aurais certainement pas pu m’ouvrir sur le monde, sur les autres, apprendre etc…

Et vous tous, en quoi ca a affecté votre vie ?

 

#2 2008-02-03 21:46:44

Raphael
Administrator
Lieu: Antibes
Date d'inscription: 2007-05-31
Messages: 142

Re: Présentation

Bonjour David,

Je me suis permis de déplacer ton commentaire vers le forum, plus approprié à des discussions.

Bienvenue sur le site.
J'ai une question sur tes retours à la réalité :
Est tu arrivé à identifier une corrélation avec une situation / un médicament / un facteur particulier ?
Essaie s'il te plait de décrire précisément les circonstances dans lesquelles tu as expérimenté ces retours à la réalité.

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#3 2008-02-21 20:24:17

David
Invité

Re: Présentation

Salut Raphael

Je me souviens bien d'un retour à la réalité. Dailleurs je crois que j ai pu le repeter 2 fois il y a 9 ans.
J'étais assis devant une table. Je me suis mis la tête sous cette table et comme elle était assez basse, ca m a mis une pression assez forte sur la nuque.
Lorsque je me suis redressé je percevais tout normalement mais seulement pour qq secondes.

Depuis je reessaie mais je n arrive plus à le reproduire.

J'aimerai bien connaitre les circonstances dans lesquels ce retour à la réalité a pu arriver pour d'autres personnes.

 

#4 2008-02-22 10:26:40

Elfie
New member
Lieu: Rennes
Date d'inscription: 2008-02-22
Messages: 7

Re: Présentation

Bonjour David,

avez-vous une idée de ce qui aurait pu déclencher ce basculement ? vous souvenez-vous des événements qui l'ont précédé ?

sinon, avez-vous essayé d'aller voir un ostéopathe qui vous ferait de l'ostéopathie crânienne (je pense à ça à cause de l'expérience de la table) ?

Elfie

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#5 2008-02-22 18:08:26

misterZ
Member
Lieu: Rennes
Date d'inscription: 2008-02-11
Messages: 293

Re: Présentation

Salut...
Ces basculements ont toujours lieu au début des troubles, lorsqu'ils ne sont pas encore analysés. En d'autres termes lorsque l'on ne sait pas encore ce qui nous arrive. Je les ai expérimentés aussi, puisque les troubles sont arrivés en fracture (avant/après), ce qui met en contraste deux etats distincts sur un laps de temps très court. La mémoire de l'état normal peut, lorsqu'elle est assez récente et qu'on se la représente suffisament fort, renverser les choses pendant un certain temps. Mais l'expérience de l'état à présent connu et redouté gagnera toujours tant qu'il sera craint parce qu'incompris.
"l’anxiété et la peur coupe de la réalité : je crois que c’est vrai car lorsque je suis plus calme les choses vont mieux."( topic d'Audrey). ->Arrêtons de transformer un symptôme en vraie maladie.

Dernière modification par misterZ (2008-02-22 18:09:28)


"Ainsi, si tu as peur de la mort, si tu t’accroches trop, tu vois des démons qui t’arrachent à la vie. Mais si tu as fait la paix en toi, ces démons deviennent des anges, qui  t’affranchissent du poids de la terre." 
Eckhart von Hochheim, (1260 - 1327),
via le film "l'Echelle de Jacob", Adrian Lyne.

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#6 2008-03-02 10:16:06

David
Invité

Re: Présentation

Elfie a écrit:

Bonjour David,

avez-vous une idée de ce qui aurait pu déclencher ce basculement ? vous souvenez-vous des événements qui l'ont précédé ?

sinon, avez-vous essayé d'aller voir un ostéopathe qui vous ferait de l'ostéopathie crânienne (je pense à ça à cause de l'expérience de la table) ?

Elfie

Bonjour

Avant cet evenement je travaillais pour faire de la mise en plie (job etudiant). J'etais en position debout assez longtemps. On a ensuite décidé de faire une pause et je me suis donc assis et j'ai mis ma tete entre les jambes les yeux fermés pour me reposer. Comme la table était devant moi j ai passé ma tete sous la table. Apres je me suis redressé et j'ai vu que tt était redevenu réel. De mémoire ca a dure qq secondes puis j'ai pu le reproduire une fois je crois (c etait y a 9 ans).
Ca c'est le contexte mais je ne sais pas dire si il a eu un reel effet puisque je n'arrive plus à reproduire ce que j ai ressenti.


Non je suis pas all voir un osteopathe. J ne suis pas sur que ca m aiderait bp.

Avez vous aussi ce symptome elfie ? Avez vous eu pour votre part des experiences de retour à la réalité ?

 

#7 2008-03-02 23:30:16

mickael
New member
Date d'inscription: 2008-02-03
Messages: 8

Re: Présentation

slt a tous,jsuis nouveau sur ce site,jcrois que jsuis en bonne vois de guerison,et ca fait 7 ans que jsuis deperso 24 sur 24,dc jme permet dvous ecrire,j'ais pour ma par annalisé squi ce passai ds ma tète ,et jpense que squi crée ca ,cette deperso,c des petite peur qui s'emmagasine ds ma tète ;jpense trop a c trucs ,et le fait d'etre concentré sur c peur ,des peurs qui peuvent paraitre annodine von s'accumuler ds ma tète pour me coupé de l'instant present ,c jpense cette focalisation sur quelque chose qui nous coupe de la réalité .il faudrais que chacun annalise squi se passe en lui lorsqu'il est ds cet états,ce serait jpense tres interessant ;ce états vient de la pensé  .jsais a quel point c dur d'etre ds cet états bizzard,dc si jpeux vous faire partager mais idées...

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#8 2008-03-02 23:40:48

mickael
New member
Date d'inscription: 2008-02-03
Messages: 8

Re: Présentation

par exemple esque vous avez des penssées qui revienne souvent ,tjr les mémes,style peur de devenir fou...peur de changer complétement ...esque vous avez des TOC,des choses que vous vous sentez obligé de faire par crainte de repercusion négatives...??

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#9 2008-03-02 23:46:25

mickael
New member
Date d'inscription: 2008-02-03
Messages: 8

Re: Présentation

es-ce que vous bouger bcp ds votre vie?jpense que la pratique d'un sport ,avoir des activitées est important,es-ce que certains on deja consommé des substance psychotropes...?

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#10 2008-04-03 23:44:39

Elfe
New member
Date d'inscription: 2008-04-03
Messages: 4

Re: Présentation

Bonjour à tous,

J’arrive ici avec un immense retard. J’ai pu lire tous vos écrits, me reconnaissant dans la plupart…
Ce n’est peut-être pas très poli, mais je souhaiterais vous conter mon histoire :
J’ai 35 ans.
Je suis arrivé sur ce site par hasard, en cherchant des informations sur la méthode EMDR, et lorsque j’ai lu, je suis « tombé »… Ce que vous nommez « déperso », je l’ai toujours nommé « crise panique et états associés ». Force est de constater que l’on peut mettre bien des étiquettes sur un seul mal.

Ma première « déperso » donc, a eu lieu il y a 7 ans, je connais la date, et l’heure, les circonstances, et je vis depuis pleinement tous ces états. Malgré moi. Il y a quelques jours, j’ai fait une dure rechute. Je savais que ça rôdait. Chaque jour de ces 7 dernières années, j’y ai pensé, je l’ai vécu. Parfois, je pouvais contrôler, par des petites « astuces », mais elles étaient bien trop faibles. Je vais essayer de rester cohérent en expliquant tout, en espérant que ça serve un peu, et aussi en espérant avoir des retours pour ma propre guérison. Car je suis loin d’être guéri.

Comme ça a été dit dans un écrit précédent, toute ma vie a été un peu « étrange » dans les ressentis que j’avais, dans la vision de la vie que j’avais… ces fameuses questions « qui suis-je » etc… Mais je vivais. Je pouvais me déplacer « librement », voyager, partir sans attache… Je pense que j’aimais cette vie sans le savoir, car il y a 7 ans, je l’ai perdue.

un soir, avec des ami(e)s, une chose est montée en moi, une sensation que je connaissais mais qui grandissait sans que je puisse la contrôler… Pour changer d’air, je suis allé me laver les dents, enlevant mon pull pour combattre la chaleur qui montait en moi.
Devant la glace, je ne me suis pas « vu » comme d’habitude. J’y ai vu une lueur dans mon œil, comme si j’étais un habitant d’un vaisseau « corps ». Des milliers de questions arrivaient, me noyant… J’ai perdu pied. Chaud, froid, chaud froid… Sanglots, pas sanglots… Ne comprenant pas du tout ce qui se passait, j’ai patienté, pensant que la fatigue aurait raison de cet état, et que je dormirai…
Plus de 72 heures après, même état, pas de sommeil… des pleurs, des cris, comme une folie.
Je n’ai demandé de l’aide qu’après 5 jours. Dans un état de panique avancée. L’idée du suicide ? Bien sûr… qui est assez fort pour ne pas y penser après de tels symptômes ?

Vous êtes tous forts. Vous le prouvez par vos écrits, vous vous renseignez, vous essayez de comprendre. NOUS sommes forts.

J’ai pu « apaiser » tout ça par la verbalisation. Parler (avec mon père). Marcher aussi. Beaucoup de marche… Dès qu’une « montée » arrivait, je marchais, mais pas seul, avec mon père. Je connaissais mon quartier par cœur, la nuit.
J’ai écrit aussi, au point d’en éditer un livre, une thérapie. La mienne.

Je suis allé voir des psy bien sûr, j’ai eu un traitement lourd à mon avis, mais ça ne résout rien, ça endors, ça calme, ça fait tout… Mais ça ne résout rien.
Car ces états ont des sources inconnues dans nos « moi » profonds. Et comme il a été dit,  la crainte que nous avons à leur faire face contribue à l’état.

Bref, cette période très dure est devenue plus « calme », du moins assez pour que je puisse à peu près sereinement envisager une « reconstruction » de vie sociale, professionnelle.
Mais le « démon » rôdait tous les jours. J’ai arrété les médicaments très tôt, en cachette… Je ne suis pas pour, question de philosophie mais aussi de peur. Tous les jours, j’avais en tête les petites astuces pour stopper les montées, même si parfois, il fallait les subir, cassant ma vie.
Bien entendu, on le vit secrètement, beaucoup pensent que ça va mieux. Mais en fait, c’est minimiser le fait que l’on ait à se battre contre la « peur » ou la « déperso » en permanence. On avance, on s’habitue à l’effort peut-être… Moi non.
Perte de la capacité d’aimer vraiment, car, il fallait tout le temps que je lutte moi-même, perte de l’estime, parce qu’on lutte sans voir le progrès, et surtout perte de la « vie » car on ne sait plus l’apprécier sans l’étudier, y guetter ses remouds, et ses pièges. (ou alors trop rarement).

Je le sais depuis 7 ans, si je revis une crise comme la première, je ne sais pas quoi faire à part… partir. C’est un poids bien lourd. Bien trop.

Depuis 7 ans donc, ma vie est faite de petites rechutes, contrôlées plus ou moins, et entre ces rechutes, en clair ces peurs, il y a des instants de réalité. Je ne comprends pas toujours leur mise en place, et c’est vrai de dire que c’est comme une naissance presque, une liberté, un état où on a envie de pleurer tellement on se sent bien.

Je ne sais pas si ça avance le sujet, mais il a été dit que la plupart des gens qui vivaient ce genre d’état (voyez comme j’ai du mal à le nommer…) étaient des gens intellectuellement facilités. C’est mon cas, depuis enfant. Je ne parle pas de culture, je ne parle pas d’éducation, je parle ici de la façon que l’on a de voir le monde, d’être sensible à ce qu’il dit… ( à ce propos, pas mal d’  « indigos » sont en crise)

Les rechutes de l’ordre de celle que je viens de vivre (et qui me conduit à vous) est la plus petite des trois dans ces dernières années, mais si je devais compter le nombre de rechutes « de niveau faible », je dirais qu’il y a en a eu plus d’une centaine… Eh oui… Attention, il faut voir ces rechutes sur un état général de « peurs » quotidiennes, mais contrôlées.

Il serait bien sûr trop long de narrer ici toutes les étapes, toutes les phases, toutes les émotions.

Je sais que je me bats, tous les jours, j’avance, même si ce n’est pas beaucoup. Mais je sais une chose que je pense répéter : ça gâche ma vie. Je me sens en dehors de la vie. Et rares sont les épisodes où je suis « dedans ».

Comment je fais pour réussir à reproduire la « réalité »… J’ai plusieurs astuces, même si je m’empresse de dire que ça ne marche pas tout le temps.
Il y a le « contrôle », pas très bon à faire longtemps parce que ça entraine d’autres phobies.(agora, claustro…)
Ce « contrôle », il est simple… Si je vais quelque part, je prends ma voiture, même si c’est au resto, comme ça, je suis autonome, et je peux partir quand je veux.
Si je vais dans un hôtel, je prépare tout le soir, pour que mon sac soit prêt si je veux partir de façon précipitée.
Chez moi, je laisse tout le temps un truc à ranger, si une montée arrive, j’ai au moins ça à faire pour m’occuper l’esprit… pour m’endormir, je fais toujours un jeu sur un PDA…
Bref… c’est aliénant. Ce n’est pas un TOC, je prépare mes forces contre le mal !

Autre astuce, le sport « extrême ». Raison chimique.
Dans mon parcours, j’ai lu, j’ai demandé, j’ai appris. Notre cerveau a des fonctions chimiques et dans certains cas, il y a de petits dérèglements… Ressentir avec un sport l’Adrénaline est bénéfique. Ces instants de réalité sont un pur bonheur, et j’ai même pu observer qu’après un long moment sans pratique de mon sport, la dépression revenait dare-dare…
Dernière astuce, la pire, la plus lâche, est celle de me dire que je peux partir quand je veux, comme je veux, si je veux. Mais nous aimons la vie, même si parfois on en doute un peu. Donc, cela me permet d’aller loin dans ce que je veux faire, je me laisse des libertés comme ça, je vais devant mon démon, je lui parle. Ma réalité est alors superbe, car j’ai l’impression que c’est moi qui la gagne en quelque sorte.
Par contre, je culpabilise de devoir la gagner de cette façon.

Psy, bio énergéticiens, philosophes, etc… Personne ne m’a guéri encore. Mais tous m’ont aidé.


Il existe de vrais spécialistes, surtout au Québéc, concernant la « psychothérapie comportementale et cognitive ».
Il y a des solutions aussi coté « phytothérapeutes », mais comme je commence à peine cette voie, je ne sais pas quel sera le résultat. Ainsi, j’ai enfin fini par tomber sur l’EMDR…

Comme c’est déjà bien trop long, je vais finir en disant que vous m’avez tous ému, car nos points communs prouvent que quoique l’on sente dans cet état, nous ne sommes pas seuls. Elle est aussi là, notre force pour en sortir.
Je ne souhaite à personne la crise panique, quel que soit le nom qu’on lui donne. Mais je ne jugerai jamais les doutes, les peurs, les misères et les conséquences de tout ça, de personne. Car je sais ce que c’est de vivre avec. Comme la plupart d’entre vous.

Il y a sûrement une solution quelque part, autre que temporaire… Mais en attendant, pour ces petites espaces de libertés, de réalités, je lutte. J’ai le droit d’avoir l’espoir de Vivre comme tous ces autres. Nous avons ce droit. Même si parfois, j’ai la faiblesse de douter.

Je n’ai pas donné mes analyses sur les liaisons « anxiété, peur », ni même sur les psychotropes. Mais la peur de la peur, bref, la mémoire du stress, de l’évènement, est la cause prépondérante dans la pérennité de la déperso ou de la déréalisation, tout comme la notion d’abandon, le non lâcher prise. Mais c’est souvent si subtil qu’on l’occulte inconsciemment.
La verbalisation, la socialisation, sont des voies qui m’ont aidé à lutter…

Désolé d’avoir fait si long, et encore merci pour vos écrits…
E.

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