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Blog Forum

[annonce] Marche curative

Publié par Waking-Life le 05.02.2008

Bonjour à tous.

J’ai reçu ce matin un mail d’un membre de dpselfhelp.com (la communauté anglo saxone d’entraide sur la DP/DR). Il propose une longue marche (de plusieurs mois !) à travers l’europe avec d’autres personnes souffrant de DP/DR pour essayer d’en venir à bout.

Voici son mail en anglais (la traduction est après)

Hi!

I’m Johan (lostsoul on dpselfhelp.com). I’m sending you this email to invite
you for our trip, called The Curing Walk (TCW).

In my three years of suffering (and I still am) I started to understand more and more
what this whole mess is about. I’ve been in clinics and met people with DP/DR and
I’ve seen people getting out of it and learned from them.

The way to get out of this hell is not easy, there is no magic pill. If there was I
would have known by now. As Peter Levine also mentioned in his book ‘you get in the present
by being in your body’. It’s true, but to enter your body there has to be a combination
of expressing your feelings, socializing, focusing outwards and fysical work.

DR is nothing more then hating the world so much that you don’t believe in it anymore.
DP is nothing more then beeing to focused on yourself.
But both means you’re not living in the present.

A wise man once told me ‘A man is fine when he believes in himself, others, in God and
in the world (let me rephrase this, a man (or woman) is fine when he/she lives in the
present)’. DP/DR sufferers don’t live in the present and they realize it (this is called
Kundalini, a higher conscious).

The Curing Walk is all about this. It will be a combination of making new friends (friends
that are highly sensitive, just like you),
enjoying yourself, working on your chakra’s (especially your throat chakra),
focusing outwards and most of all, a lot of walking to get your grounded again.

The startingpoint is The Netherlands, the ending point will be Spain! Three to four
months of walking, having fun, socializing and curing in a big group of dp/dr sufferers.

Today I got two emails from guys from the USA who will join! They were so interested
that they will fly over from the USA to The Netherlands. So don’t let the distance
discourage you.

For more info :
http://www.dpselfhelp.com/forum/viewtopic.php?t=14368

To join simply send me an email and I will let you know the date we will leave 1 to 2 weeks
in advance.

Hugs,

Johan Struijk
Author of Reprogram Your Mind

En voici une traduction rapide :

Bonjour,

Je suis Johan (”lostsoul” sur dpselfhelp). Je vous envoie ce mail pour vous inviter à un voyage, appelé la marche curative (TCW).

En trois ans de DP/DR (j’y suis encore) je commence à comprendre de plus en plus le fonctionnement de ce bordel. J’ai été dans des hopitaux, j’ai rencontré des gens qui s’en sont sorti et j’en ai retenu certaines choses.

La manière de sortir de cette enfer n’est pas facile. Il n’y a pas de pilule magique. S’il y en avait une, je le saurais maintenant. Comme “Peter Levine” le dit dans son livre, “Vous êtes dans le présent en étant dans votre corps”. C’est vrai, mais pour rentrer dans son corps, il faut combiner plusieurs choses : Exprimer ses sentiments, se sociabiliser, se concentrer vers l’extérieur et avoir une activité physique.

Être déréalisé, ce n’est rien d’autre que de haïr tellement le monde qu’on ne veut plus y croire.
Être dépersonnalisé, ce n’est rien d’autre qu’être concentré sur soi même.
Les deux signifient que vous ne vivez pas dans le présent.

Un sage m’a dit une fois “Un homme va bien s’il croit en lui, en les autres, en Dieu et le monde”. Laissez moi le reformuler : “Un homme va bien quand il vit dans le présent”. Les gens souffrant de DP/DR ne vivent pas dans le présent et en sont conscients (ça s’appelle Kundalini, une conscience supérieure).

La marche curative, c’est ça : Ce sera à la fois rencontrer de nouveaux amis (des amis très sensibles, comme vous), prendre du bon temps, travailler sur vos chacras (en particulier la gorge), se concentrer sur l’extérieur et, avant tout, beaucoup de marche pour enfin redescendre sur terre.

Le point de départ est aux Pays Bas, l’arrivée sera en Espagne. 3/4 mois à marcher, s’amuser, se sociabiliser et se soigner au sein d’un grand groupe de de personnes souffrant de DP/DR.

Aujourd’hui, J’ai reçu 2 mails d’américains (USA) qui nous rejoignent. Ils sont suffisament intéressés pour faire le vol des USA jusqu’aux Pays Bas ! Alors ne laissez pas la distance vous décourager.

Pour plus d’info :
http://www.dpselfhelp.com/forum/viewtopic.php?t=14368

Pour nous rejoindre envoyez moi un mail - johan_struijk (at) yahoo.com - Et je vous communiquerais la date de départ 1 ou 2 semaines à l’avance.

Je vous embrasse.

Johan Struijk
Auteur de Reprogram Your Mind

3/4 mois de vacances … Ils ont les moyens les canadiens (je crois qu’il est canadien, je suis pas sûr). Bref, si ça vous intéresse, contactez le directement: johan_struijk (at) yahoo.com.
Il y a aussi un document explicatif à télécharger :
http://www.driversweb.nl/thecuringwalk.doc

Ils vont certainement passer par la France, c’est peut être possible de se joindre à eux pour un bout de chemin.

Incertitude

Publié par Waking-Life le 10.01.2008
Continuez vous à exister quand je ne suis pas là ?

Et moi j’existe quand vous ne me voyez pas ?

Jésus t’aime

Publié par Waking-Life le 17.09.2007

Je rongeais tranquillement mon frein dans une file d’attente des Assedics quand il débarqua; Comme ça, sorti de nulle part, juste en face de moi. Son apparition s’accompagna d’un flash de lumière intense.
Je sursautai.
La femme qui attendait derrière moi cria. Les gens se retournèrent vers lui, en silence. Ils le scrutaient, estomaqués.

C’était un jeune homme dans la trentaine, flanqué d’une tunique en lin blanche, cheveux longs et mal rasé. On l’aurait dit tout droit sorti des années 70.

Je rompis le silence en premier :
- Merde alors ! Vous êtes qui ? Vous sortez d’une dimension parallèle ? Vous venez du passé ?
- Tu sais qui je suis. Tu l’as toujours su.
- Nom de dieu, c’est pas vrai !
- C’est ça, tu y es.
- Vous êtes le Messie c’est ça ? Le fils de Dieu ? Alors Dieu existe vraiment ?
- Bien sur qu’il existe, comme toi et moi, et il t’aime infiniment.

Il souriait d’un air béat, presque niais.
Je me pris naturellement au jeu du tutoiement :
- Bordel de merde, c’est fou. Tu sais depuis combien de temps l’humanité t’attend ?
- Oui mon fils, je sais, 2000 ans et des poussières …
- Et moi, si tu savais comme je t’ai attendu !
- Sois en paix maintenant, la rédemption est proche.
- Putain, tu vas en chier, t’imagine pas à quel point.
- Quoi ?

Je sorti mon Opinel d’un geste rapide et précis et le flanquait juste sous sa gorge. Le barbu n’en revenait pas, il était tétanisé.
La foule eu un mouvement de recul, suivi d’un temps d’hésitation, comme un flottement.

Une femme s’avança pour s’interposer, mais son mec la retint par le bras.
Puis un type plus courageux que les autres sortit du rang, spontanément : “Je te le tiens si tu veux” me lança t’il.
Il était immense : Deux têtes de plus que moi. Il devait peser 120 kilos, prêt du double de ce gringalet de sauveur.

Jésus était blême, il bafouillait :
- Vous avez souffert, je le sais. Mais je vous apporte le salut. Ne salissez pas vos âmes.
- Ne me parle pas de souffrance l’ami : T’as plus 2000 ans de rattrapage à te farcir sur le sujet. C’est un véritable séminaire qu’il te faut pour te mettre au goût du jour. Ton cinéma sur la croix n’était qu’une mise en bouche.
- Écoute ton cœur mon fils, il réclame le pardon.

- Tu me saoules avec tes phrases de cul béni, Ducon !
Je lui décochai un violent coup de pied dans le tibia. Il s’affala sur le carrelage avec un bruit sourd.

Je repris :
- Laisse nous parler. On a plein de choses à vous dire, à toi ton père et à sa poule, le Saint Esprit.
On en était où déjà ? Ah oui ! La souffrance. C’est ce que ton père a fait de mieux ici. Personne n’y comprend rien d’ailleurs. Elle est même considérée comme la preuve la plus évidente de son inexistence. Tout est souffrance ici bas, sous toutes les formes possibles : La folie, la maladie, la vieillesse, la frustration, la laideur, la dépression, l’amour, la haine, la condition humaine, le deuil, la mort, la trouille …
Tu sais ce qu’une mère qui perd son gosse pense de toi ? Tu sais combien de penseurs sont devenus fous à fouiner dans leur mal être ? Combien se sont perdu en cherchant un sens à l’existence ? Tu sais combien d’âmes sèches se trainent comme des coquilles vides dans leur vie absurde ? Combien supportent l’insupportable en l’espoir de jours meilleurs ? Combien maudissent leur créateur de cette souffrance qu’ils supportent ?

- Mais j’ai racheté toutes vos souffrances, je les offre à Dieu. Vos péchés aussi seront lavés.

Je lui encastrai mon genou dans la bouche. Une dent vola et son nez commença à pisser le sang :
- Ta gueule j’ai dit. C’est moi qui cause. Nos péchés tu dis ? Mais on se torche le cul avec ta rédemption. Ça fait belle lurette qu’on a rejeté le concept même de péché. Aucun homme n’est responsable de ses actes. Il ne fait que tenter de survivre dans cette réalité hostile que vous avez mis en place. Les seuls responsables, c’est vous. J’irais même plus loin; A voir toute les souffrances que l’humanité a encaissé pendant ton absence, c’est un véritable miracle que la situation ne soit pas davantage chaotique. La vérité, c’est que l’humanité est une véritable armée de saints. Je béatifie sur le champ l’ensemble de l’humanité et je te destitue, toi et ta minable triplette de Dieux de pacotille. Il n’y a qu’un péché et il est divin : C’est la création.
- Non, tu ne peux pas, tu n’as pas le droit.

Je lui administrai un coup de pied supplémentaire entre ses cuisses. Il se plia en deux instantanément, le souffle coupé. Le sauveur avait bien des testicules : Je venais de les lui broyer. Il faudrait maintenant qu’il fasse appel à l’Archange Gabriel pour assurer sa descendance.
- Je peux tout, vous n’existez plus pour personne ici-bas. On a largement eu le temps de faire ton deuil. Quant à Dieu, ton père, on a appris à vivre sans. Tu sais, on t’as déjà liquidé une fois, on peut recommencer.

Le Christ cédait maintenant à la panique. Il tenta une roulade sur le côté pour se dérober de mes coups, mais mon ami le malabar le rattrapa par le col. Il m’interpela “On peut le finir dit ?” : Il me désignait du menton le reste de l’assemblée.
En effet on pouvait lire dans la plupart des regards une impatience consumée : L’envie d’en découdre avec le Sauveur. Depuis le temps qu’ils cherchaient un responsable à leur malheur.

Je lui répondis “Bien sûr. Il n’est pas à moi. Mais ménagez le. Histoire, qu’il y en ait pour tout le monde.”

Ainsi, je laissais ma victime entre les griffes d’un petit échantillon de l’humanité et quittais l’agence, décidé à terminer mes courses. Du coin de l’œil je vis la mêlée se refermer sur le messie, comme le 15 de France sur le ballon pas rond.

Cette vision me donna du baume au cœur : La journée s’annonçait plutôt bien.

La promesse de l’horizon

Publié par Waking-Life le 17.08.2007

J’aspire à l’enfance.

Je n’arrive pas à me détacher de cette nostalgie gluante : La nostalgie de mon ressenti de gosse.

Un gosse qui a confiance en la vie. Qui regarde sa grande soeur passer sa crise d’adolescence. Sa sœur va mal, elle est en révolte contre le monde, elle se demande pourquoi elle existe, et pourquoi elle va mal.
Lui il ne la comprend pas : les choses lui paraissent simples, il suffit de se laisser porter. Il se jure de ne jamais se demander pourquoi il existe.
Quand il regarde un peu plus loin, il voit juste un horizon verdoyant avec un drapeau qui flotte: La prochaine étape.

Y’en a plein des drapeaux comme ça. Ils sont bizarres, tous différents, c’est rigolo.

D’ici il voit : Un controle de maths, la prochaine boum, les grandes vacances, Noël et sa boite de LEGO, mercredi matin et le prochain épisode de son dessins animé préféré …

Ils ne sait pas pourquoi ils sont là. C’est les adultes qui font le chemin de piste pour lui. Il ne sait pas ce qu’il y a derrière l’horizon. Je crois bien que ça ne l’intéresse même pas. Il a confiance.

L’important à ce stade, ce n’est pas tellement ce que représentent les drapeaux, ou bien ce qu’il y a derrière l’horizon. L’important c’est qu’il y ait un horizon et des drapeaux.
Le reste est facile.

Je me souviens avec mes sœurs, quand on partait en grandes vacances. Mes parents nous cueillaient dans le lit à 4h du matin pour nous mettre dans la voiture. On était à moitié éveillé par l’excitation. Mais on faisait semblant de dormir, pour le plaisir de se sentir porté puis déposé à l’arrière de la voiture. Au milieu des sacs et des vestes, sur un petit oreiller.

Au petit matin, sur les routes nationales vallonnées, je fixais toujours la ligne d’horizon qui se confondait avec le ciel. A chaque franchissement de sommet, j’imaginais que le paysage derrière serait merveilleux. Comme dans les films, quand un chevalier découvre une vallée perdue. Ou même, j’aurais voulu que la route cesse, et que la voiture quitte le sol pour s’envoler.

Mais cet horizon laissait place à un horizon semblable, portant la même route, sur le même paysage. Au bout d’un temps, lassé, je me rendormais.

La vie me donne cette impression.

Sorti du parcours jalonné de l’enfance et des études, il n’y a plus de petits drapeaux. Rien qui ne pousse (ou ne tire) au changement. C’est au contraire une lutte sans fin pour ne pas laisser la routine et la lassitude nous dessécher. Et puis il a cette idée effrayante : Si l’on cesse de poser nous même des jalons sur cette route, si on refuse l’effort, la route devient droite et plate. Les vallées disparaissent pour laisser place à un décors de road movie : Le grand désert d’Arizona. Dans ce décors, le regard porte très loin. Si on se concentre bien, on peut apercevoir, au fond, la fin du chemin.

Les horizons je les connais par cœur. J’ai l’impression de les avoir tous déjà vus. Je sais que la route est sensiblement la même derrière chacun d’eux. Même le changement est une routine, un recommencement.

Rendez-moi mon âme d’enfant.

Le malheur est un choix

Publié par Waking-Life le 30.07.2007

Je suis malheureux.
C’est un choix, une posture.
Une simple question d’orgueil.

Par cette attitude, je signifie au monde mon désaccord.
L’existence est intolérable, je veux qu’elle le sache.
Je boude.

Évidement, je pourrais faire comme tout le monde : faire semblant, donner le change, prendre les choses à la légère et être heureux.
Non, je refuse.
La vie ne mérite pas mon bonheur.
Je ne lui montrerais pas la moindre marque de gratitude.
Question d’intégrité.

Dites donc la bas, au fond : Vous croyez que je ne vous ai pas vu ?
Avec votre sourire béat. Vous faites donc partie de la masse ?
Vous aussi vous participez à l’agitation ambiante ?
Vous cautionnez tout ça ?
N’avez vous donc aucune dignité ?

Non n’insistez pas, je reste de mon coté.
Vous ne pouvez pas comprendre.
Vous êtes tous tellement normaux.

Laissez moi, sombres cons.