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Blog Forum

Mon petit malheur

Publié par Waking-Life le 09.09.2006

Un petit mal être, c’est comme un grain de beauté.
S’est bénin, presque mignon.
Mais à trop le triturer, on en fait un cancer de l’âme.

Triturez pas vos petits malheurs.

Les faces B

Publié par Waking-Life le 18.07.2006

Les relations qu’on entretien avec ses amis évoluent. C’est un peu comme pour les chansons d’un album qu’on adore.

Au début, on écoute le single accrocheur en boucle, on peut pas s’en passer. On a bien parcouru tout l’album mais aucun autre morceau ne nous emballe vraiment. Puis à force de se le repasser, on se lasse du titre principal et on commence à en apprécier d’autres. Le plaisir qu’on prend à les écouter est souvent plus subtil, plus profond et plus durable.

Le même phénomène opère dans les relations entre les gens. Il y a les caractères feu de paille, ceux qui font l’unanimité quand on les rencontre. Ils brillent. Tout le monde les aime. Coup de foudre amical. Et puis il y a ceux qui sont effacés, qu’on ne remarque pas quand ils sont en groupe, mais qui se révèlent lors d’une intimité accidentelle. On s’y attache plus intimement.

J’ai comme ça des souvenirs de fin d’année scolaire au parfum d’été. Les cris des martinets qui frolent les facades des maisons. La lumière fatiguée du soir. On sèche les derniers cours dans le parc à coté du lycée. On boit on fume, on parle. Au hasard des discussions, on échange quelques mots avec celui ou celle qui n’était qu’un voisin effacé. Et contre toute attente, une complicité s’installe naturellement.

L’année touche a sa fin et on s’aperçois qu’on est passé à côté d’une possible amitié.

La dépersonnalisation

Publié par Waking-Life le 18.02.2006

Cet article fait suite à l’article sur la déréalisation.

Je vais tenter ici de décrire au mieux ce qu’est pour moi le sentiment chronique de dépersonnalisation :

La dépersonnalisation est le pendant intérieur de la déréalisation. C’est un ressenti d’étrangeté par rapport à soi-même et à son propre fonctionnement mental, sa propre pensée. C’est s’étonner d’exister et d’être soi plutôt que quelqu’un d’autre; C’est ne plus se sentir attaché à l’image que nous renvoie le miroir; C’est se souvenir d’un moment auquel on a participé avec la sentation de ne jamais y avoir été; C’est avoir l’impression de ne jamais être vraiment présent, de ne pas exister.

J’ai en partie perdu le sentiment d’unité, d’individualité par rapport au reste du monde. Ma personnalité a tendance à se diluer vers l’extérieur. Elle est floue, moins évidente et immédiate.

Il m’est arrivé au début de ces troubles d’être sujet à des angoisses de néantisation et de morcellement : C’est la peur de perdre la continuité de son être, de disparaitre à l’intérieur de soi-même.

Parallèlement à ça, j’ai la désagréable impression de n’être qu’un spectateur de ma vie et de mon fonctionnment. Le point de vue de ma conscience s’est déplacé depuis une situation centrale vers un point plus périphérique. Je n’ai plus le sentiment d’être l’investigateur de mon propre fonctionnement, mais d’être simplement l’observation d’un fonctionnement automatique qui ne nécessite pas mon intervention.

J’en suis ainsi venu à ruminer sur des questions métaphysiques comme l’essence de l’individu, l’existence d’une âme ou le libre arbitre. J’en arrive au point où je me considère comme un simple objet : Une machine biologique perfectionnée projetée dans l’absurdité de l’existence, consciente de son propre fonctionnement sans pour autant en avoir le contrôle.

Toutes mes émotions, ressentis, sentiments se sont aussi taris. S’il m’arrive de ressentir de la joie ou de la peine, c’est comme si ça ne me concernait plus. Comme si j’observais des manifestations de joie ou de peine chez une autre personne. Les questions qui accompagnent ces sensations sont “Pourquoi ma vie me concerne t’elle. Pourquoi devrait je me sentir heureux quand quelque chose d’heureux m’arrive.”

Voilà, tout ce bordel, c’est mon calvaire quotidien; L’errance d’une âme désséchée. Si Dieu passe dans le coin, ça serait bien qu’il me fasse un signe, avant que je ne croie définitivement plus en rien.

Things are what they seem

Publié par Waking-Life le 21.01.2006

Ca va mal, très mal.
Humeur du moment : Angoisse. Pure, non coupée. Avec des vrais morceaux de folie à l’intérieur.

Je suis en pleine “crise de dépersonnalisation” / perte de sens. Tout se mélange dans mon crâne pour laisser cette impression de réalité vide, creuse et stupide. Les choses sont ce qu’elles sont, rien de plus, rien de moins.

Pas de magie, d’au delà. Ni enfer, ni rédemption. Pas d’amour, de haine ou de passion. Une réalité froide. Un amas d’entité simples, passives et aveugles. Un royaume d’absurdité. Quelques lois déterministes et au bout, un chaos.

Merde. Je veux oublier, je veux ressentir. J’ai besoin d’évidences, de sensations et de sentiments suffisament puissants pour recoler tout ça. Je veux de la foi. Un signe, n’importe quoi.

Things aren’t what they seem,
It makes no sense at all.
Things are what they seem,
‘makes no sense at all ….

Placebo Burger Queen. [modifié par mes soins]

Et en français :

Les choses ne sont pas ce qu’elles semblent,
Ca n’a aucun sens.
Les choses sont ce qu’elles sont,
Ca n’a aucun sens.

La vérité n’est pas ailleurs. Elle n’est nulle part.

Deux gouttes

Publié par Waking-Life le 24.11.2005

Pensées fraiches,

Trop neuves pour déja m’appartenir.
Trop brèves pour espérer saisir.

Je m’en étonne encore.

Traitres de mots, vous avez tout effacé.
Flot léger, frétillant des consciences.
Au confluent de ces deux là, l’ébauche d’un être.

L’individu persiste.

J’ai progressé. A contre courant, surement .
J’en ai capturé des fragments. Des petits béants.

La source m’échappe encore.
Demain pourtant, elle sera là.